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Article des Echos du 13 juin 2008 : Répartition territoriale des médecins : l'Elysée veut des résultats rapides

vendredi 13 juin 2008


Le Conseil de l’assurance-maladie a donné le feu vert, hier, à l’ouverture de négociations avec les médecins, prévoyant de demander des efforts aux praticiens exerçant en zones « surdotées ». Nicolas Sarkozy remet la pression.

Profitant aujourd’hui d’un déplacement consacré au lancement du plan soins palliatifs dans le Cher, zone faiblement dotée en médecins, Nicolas Sarkozy entend faire passer un message clair aux praticiens libéraux et à l’assurance-maladie. « Le président de la République va réitérer sa demande aux partenaires conventionnels pour qu’ils discutent de la mise en place de mesures incitatives et éventuellement désincitatives », afin d’assurer une meilleure répartition des médecins sur le territoire, souligne-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat, en ajoutant : « Si ça ne bouge pas, le gouvernement prendra ses responsabilités avec les dispositions législatives nécessaires. » L’échéance est fixée à l’automne, au moment où sera discutée la loi sur l’accès aux soins.

Besoin d’un accord
En septembre, Nicolas Sarkozy avait déjà jugé « pas normal que la répartition des médecins soit aussi inégale » et vanté un accord prévoyant de réguler l’installation des infirmières. Mais la grève des internes avait gelé le processus. Le « rappel » élyséen survient alors qu’hier le Conseil de l’assurance-maladie a enfin donné le feu vert à l’ouverture des négociations 2008 avec les syndicats de médecins libéraux. Si la liste des points à aborder est longue, le coeur de la discussion va porter sur les « contrats santé solidarité » qui s’appliqueront aux généralistes exerçant dans les régions dites « surdotées » : ils devront participer aux besoins locaux non couverts (gardes, etc.), voire consacrer du temps aux zones sous-dotées à proximité (cabinet secondaire). Sinon, ils s’exposeront à des sanctions, telles que la fin de la prise en charge de leurs cotisations par l’assurance-maladie.

Les syndicats, eux, s’opposent à toute mesure pénalisant des médecins déjà installés. Mais ils ont besoin d’un accord pour entériner la hausse, début 2009, de 22 à 23 euros du tarif de la consultation des généralistes. Autre sujet sensible : la mise en oeuvre des contrats individuels, dont le principe a été voté par le Parlement, qui consisteront à rémunérer forfaitairement des médecins s’engageant à respecter un cahier des charges précis : prévention, prescription, suivi de malades chroniques, etc. L’assurance-maladie espère convaincre les syndicats de signer un accord d’ici à mi-juillet.


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