{"id":21748,"date":"2007-03-15T13:13:00","date_gmt":"2007-03-15T12:13:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=21748"},"modified":"2007-03-15T13:13:00","modified_gmt":"2007-03-15T12:13:00","slug":"quotidien-du-medecin-15-03-07","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=21748","title":{"rendered":"Quotidien du M\u00e9decin 15\/03\/07 : Patrick Pelloux devant la chambre disciplinaire de l&rsquo;Ordre"},"content":{"rendered":"<p>Patrick Pelloux devant la chambre disciplinaire de l&rsquo;Ordre<\/p>\n<p>L&rsquo;audience est suspendue<\/p>\n<p>Convoqu\u00e9 au conseil r\u00e9gional de l&rsquo;Ordre pour avoir dit que les urgentistes n&rsquo;\u00e9taient pas l\u00e0 pour \u00ab faire le boulot \u00bb dont les lib\u00e9raux ne voulaient pas, le Dr Pelloux n&rsquo;a gu\u00e8re eu le temps de se justifier : pour des raisons de proc\u00e9dure, l&rsquo;affaire est renvoy\u00e9e devant l&rsquo;Ordre national qui jugera sur le fond d&rsquo;ici \u00e0 un mois.<\/p>\n<p>SUR LE TROTTOIR de l&rsquo;avenue d&rsquo;I\u00e9na, \u00e0 Paris, devant le si\u00e8ge du conseil r\u00e9gional de l&rsquo;Ordre des m\u00e9decins, il y a la foule des grands jours. Une petite troupe de m\u00e9decins urgentistes accompagn\u00e9s de leurs amis est en effet mass\u00e9e devant la porte de l&rsquo;immeuble, attendant l&rsquo;ouverture du \u00abproc\u00e8s\u00bb, comme ils disent tous. Patrick Pelloux est l\u00e0 aussi, discutant avec l&rsquo;un, chahutant avec l&rsquo;autre, semblant prendre l&rsquo;affaire avec le sourire. Son avocat, Me Beno\u00eet Chabert, est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, v\u00eatu de la traditionnelle robe d&rsquo;avocat. \u00abTiens, lui dit Pelloux, je t&rsquo;ai apport\u00e9 le document attestant que depuis mai 1995, j&rsquo;ai effectu\u00e9 908 gardes.\u00bb \u00abMerci, lui r\u00e9pond Me Chabert avec un bon sourire, c&rsquo;est bien la premi\u00e8re pi\u00e8ce que tu m&rsquo;aides \u00e0 verser au dossier.\u00bb Le tout dans une ambiance d&rsquo;amicale connivence.<\/p>\n<p>Le m\u00e9diatique urgentiste et pr\u00e9sident de l&rsquo;Association des m\u00e9decins urgentistes de France (Amuf) est en effet convoqu\u00e9 devant la chambre disciplinaire du conseil r\u00e9gional de l&rsquo;Ordre des m\u00e9decins pour r\u00e9pondre d&rsquo;une affaire qui l&rsquo;oppose aux Drs Bernard Huynh et Jos\u00e9 Clavero. Lesquels lui reprochent d&rsquo;avoir d\u00e9clar\u00e9 urbi et orbi, lors du mouvement de gr\u00e8ve des urgentistes d&rsquo;avril 2005, que \u00ables urgences sont satur\u00e9es et ne peuvent faire face \u00e0 la demande ; les urgentistes ne sont pas l\u00e0 pour faire le boulot que les lib\u00e9raux ne veulent pas faire\u00bb. \u00abCette affaire est ridicule, explique Patrick Pelloux, \u00e0 qui veut l&rsquo;entendre sur le trottoir de l&rsquo;avenue d&rsquo;I\u00e9na ; Huynh et Clavero veulent me faire taire et condamner pour des propos que j&rsquo;ai tenus en tant que syndicaliste, mais je ne vais pas me laisser faire.\u00bb<\/p>\n<p>H\u00e9mipl\u00e9gie. Quelqu&rsquo;un arrive soudain pour annoncer que la s\u00e9ance va commencer. Tout le monde, y compris Patrick Pelloux, son avocat, et Bernard Huynh, s&rsquo;engouffre \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du conseil r\u00e9gional et entre dans la salle de d\u00e9lib\u00e9rations, situ\u00e9e au rez-de-chauss\u00e9e. La vue soudaine des neuf m\u00e9decins charg\u00e9s d&rsquo;instruire l&rsquo;affaire et habill\u00e9s comme des magistrats semble calmer tout le monde. Si bien que c&rsquo;est dans un silence presque religieux que le pr\u00e9sident de s\u00e9ance lit l&rsquo;expos\u00e9 des motifs. Pendant ce temps-l\u00e0, Patrick Pelloux, qui conna\u00eet bien l&rsquo;affaire, chuchote \u00e0 l&rsquo;oreille de son avocat. A leurs c\u00f4t\u00e9s, le Dr Bernard Huynh para\u00eet un peu tendu. Il faut dire que le public pr\u00e9sent penche plut\u00f4t pour le Dr Pelloux, et cette h\u00e9mipl\u00e9gie semble le rendre nerveux.<\/p>\n<p>Me Beno\u00eet Chabert prend la parole et demande l&rsquo;exception d&rsquo;irrecevabilit\u00e9 : selon lui, le code de sant\u00e9 publique stipule qu&rsquo;un m\u00e9decin hospitalier ne peut \u00eatre traduit devant la chambre disciplinaire de l&rsquo;Ordre que sur demande du ministre de la Sant\u00e9 ou du procureur de la R\u00e9publique. A ses yeux, \u00able Dr Huynh et le Dr Clavero auraient donc d\u00fb demander au ministre de saisir lui-m\u00eame la chambre disciplinaire, au lieu de la saisir directement\u00bb. Le Dr Huynh se l\u00e8ve : \u00abJe connais bien cette disposition invoqu\u00e9e par Me Chabert. Mais elle ne s&rsquo;applique qu&rsquo;\u00e0 des actes commis dans l&rsquo;exercice de la fonction de m\u00e9decin, et non dans le cadre de  d\u00e9clarations audiovisuelles. Ma plainte est donc recevable.\u00bb Le pr\u00e9sident de la chambre disciplinaire prend la parole : \u00abVous-m\u00eame, Dr Pelloux, avez revendiqu\u00e9 cette d\u00e9claration comme ayant \u00e9t\u00e9 faite dans le cadre de vos activit\u00e9s syndicales, et non dans le cadre de votre activit\u00e9 d&rsquo;urgentiste.\u00bb Me Chabert se l\u00e8ve \u00e0 nouveau : \u00abVous reconnaissez donc que vous vous appr\u00eatez \u00e0 juger un pr\u00e9sident de syndicat!\u00bb \u00abNon, riposte le pr\u00e9sident, je juge un m\u00e9decin. Mais nous allons en d\u00e9lib\u00e9rer entre nous.\u00bb L&rsquo;assistance est \u00e9vacu\u00e9e quelques minutes, puis invit\u00e9e \u00e0 revenir dans la salle. Le pr\u00e9sident de la chambre disciplinaire d\u00e9clare que la plainte des Drs Huynh et Clavero est recevable.<\/p>\n<p>Me Chabert se l\u00e8ve : \u00abDans ces conditions, nous faisons imm\u00e9diatement appel.\u00bb Il y a un moment de flottement parmi les m\u00e9decins de la chambre disciplinaire, puis le pr\u00e9sident d\u00e9clare l&rsquo;audience suspendue. L&rsquo;affaire est renvoy\u00e9e au conseil national qui l&rsquo;examinera d&rsquo;ici \u00e0 un mois.<\/p>\n<p>En sortant, le Dr Huynh ne cache pas sa d\u00e9ception : \u00abL&rsquo;avocat fait de la proc\u00e9dure, mais ma plainte finira bien par aboutir, m\u00eame si \u00e7a doit prendre des ann\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p>H . S. R.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Patrick Pelloux devant la chambre disciplinaire de l&rsquo;Ordre L&rsquo;audience est suspendue Convoqu\u00e9 au conseil r\u00e9gional&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[598],"tags":[],"class_list":["post-21748","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-textes-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21748","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=21748"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21748\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=21748"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=21748"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=21748"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}