{"id":22032,"date":"2008-01-03T14:28:00","date_gmt":"2008-01-03T13:28:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=22032"},"modified":"2008-01-03T14:28:00","modified_gmt":"2008-01-03T13:28:00","slug":"article-du-quotidien-du-medecin-du390","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=22032","title":{"rendered":"Article du Quotidien du m\u00e9decin du 3 janvier 2008 : L\u2019inapplicable volet de la loi sur la r\u00e9cidive est retouch\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>QUOTIDIEN : jeudi 3 janvier 2008<\/p>\n<p>A fabriquer des lois dans la h\u00e2te\u2026 on est parfois oblig\u00e9 de les d\u00e9tricoter tout aussi rapidement. C\u2019est l\u2019exp\u00e9rience faite par la ministre de la Justice Rachida Dati, avec son embl\u00e9matique loi contre la r\u00e9cidive qu\u2019elle a d\u00fb amender discr\u00e8tement le 16 novembre, quatre mois apr\u00e8s son adoption en urgence le 10 ao\u00fbt. Le texte avait pour fonction d\u2019incarner la \u00abfermet\u00e9\u00bb du tout nouveau gouvernement face \u00e0 la d\u00e9linquance. Il instaure notamment des \u00abpeines planchers\u00bb en cas de r\u00e9cidive. Dans un volet moins m\u00e9diatis\u00e9, la loi s\u2019emploie \u00e9galement \u00e0 durcir les conditions de remise en libert\u00e9 anticip\u00e9e (lib\u00e9ration conditionnelle, semi- libert\u00e9, r\u00e9duction de peines\u2026) et de permission de sortie pour certains d\u00e9tenus.<\/p>\n<p>Bloqu\u00e9es. En effet, avant la loi, l\u2019expertise psychiatrique \u00e9tait une condition n\u00e9cessaire pour pouvoir remettre en libert\u00e9 des personnes condamn\u00e9es aux infractions les plus graves du code p\u00e9nal : meurtre ou viol de mineur, crimes avec actes de torture et de barbarie. Avec la nouvelle loi Dati, la condition n\u00e9cessaire et indispensable de l\u2019expertise psychiatrique est \u00e9tendue \u00e0 de nombreuses autres infractions (violences conjugales, incendies volontaires, exhibition sexuelle, destruction et d\u00e9gradation de biens, etc.). \u00abEn clair, r\u00e9sume David De Pas, juge d\u2019application des peines (JAP) et secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral adjoint du Syndicat de la magistrature, des personnes qui avaient l\u2019habitude d\u2019obtenir r\u00e9guli\u00e8rement des permissions de sortie se sont retrouv\u00e9es du jour au lendemain bloqu\u00e9es dans leur \u00e9tablis sement, en attente d\u2019une expertise psychiatrique, ce qui prend au moins six mois. Quant aux demandes de lib\u00e9ration conditionnelle en cours, poursuit-il, elles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement frein\u00e9es brusquement.\u00bb <\/p>\n<p>\u00abGoulets d\u2019\u00e9tranglement\u00bb. Dans un contexte de prisons surpeupl\u00e9es (au 1er d\u00e9cembre 2007, il y avaient 65 000 personnes plac\u00e9es sous \u00e9crou en France ; parmi elles, 62 000 \u00e9taient incarc\u00e9r\u00e9es), une telle mesure ne pouvait qu\u2019accro\u00eetre dangereusement la pression. \u00abAvec, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, un manque crucial d\u2019experts et, de l\u2019autre, de plus en plus d\u2019expertises demand\u00e9es par la Justice, c\u2019est vrai que la loi allait cr\u00e9er d\u2019importants goulets d\u2019\u00e9tranglement\u00bb, reconna\u00eet une source proche de la Chancellerie.<\/p>\n<p>Alert\u00e9e, la ministre de la Justice a donc fini par r\u00e9agir en novembre avec un d\u00e9cret qui marque un net retour en arri\u00e8re. D\u00e9sormais, l\u2019expertise psychiatrique n\u2019est plus obligatoire pour les infractions les moins graves. \u00abUn d\u00e9cret qui modifie en douce une loi m\u00e9diatique quelques semaines apr\u00e8s son adoption, c\u2019est un proc\u00e9d\u00e9 choquant, voire th\u00e9oriquement ill\u00e9gal\u00bb , s\u2019insurge De Pas.<\/p>\n<p>\u00abCela n\u2019est pas ill\u00e9gal, r\u00e9pond Laurent Ridel, directeur adjoint du service des personnes plac\u00e9es sous main de Justice \u00e0 la Direction de l\u2019Administration p\u00e9nitentiaire. Car ce d\u00e9cret ne contredit pas la loi, il se contente de l\u2019assouplir. Pour des personnes qui ne pr\u00e9sentent aucun risque de r\u00e9cidive, bloquer les permissions de sortie ou les lib\u00e9rations conditionnelles ne paraissait pas n\u00e9cessaire. La volont\u00e9 de la ministre de la Justice est de d\u00e9velopper les am\u00e9nagements de peine.\u00bb<\/p>\n<p>http:\/\/www.liberation.fr\/actualite\/societe\/301461.FR.php<br \/>\n\u00a9 Lib\u00e9ration<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>QUOTIDIEN : jeudi 3 janvier 2008 A fabriquer des lois dans la h\u00e2te\u2026 on est&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[600],"tags":[],"class_list":["post-22032","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-contraintes-et-liberte"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22032","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=22032"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22032\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=22032"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=22032"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=22032"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}