{"id":22169,"date":"2008-04-24T16:16:30","date_gmt":"2008-04-24T14:16:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=22169"},"modified":"2021-06-01T21:13:10","modified_gmt":"2021-06-01T19:13:10","slug":"retention-de-surete-retour-sur-la","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=22169","title":{"rendered":"R\u00e9tention de s\u00fbret\u00e9 : retour sur la loi pol\u00e9mique &#8211; Conf\u00e9rence organis\u00e9e par le GENEPI le 7 avril 2008 \u00e0 Grenoble"},"content":{"rendered":"Intervention de Claire Gekiere, psychiatre des h\u00f4pitaux, secr\u00e9taire de l\u2019Union Syndicale de la Psychiatrie\n\nJe vais d\u2019abord r\u00e9pondre aux trois interrogations, parmi les cinq pos\u00e9es dans l\u2019argumentaire de la soir\u00e9e, qui m\u2019ont sembl\u00e9 me concerner comme psychiatre. Une r\u00e9ponse br\u00e8ve d\u2019abord, argument\u00e9e ensuite, pour y revenir apr\u00e8s dans la discussion.\n\n1- les cons\u00e9quences psychologiques sur les d\u00e9tenus\nOui, il y en aura, et pas seulement sur les d\u00e9tenus. Et ce pour au moins deux raisons :\n&#8211; l\u2019effet de l\u2019ind\u00e9termination de la dur\u00e9e de privation de libert\u00e9\n&#8211; l\u2019effet de l\u2019invention de nouvelles cat\u00e9gories, maladies (1) (ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans toute la soci\u00e9t\u00e9, et plus particuli\u00e8rement ici \u00ab la cat\u00e9gorie de sujet anormal dont les actions sont r\u00e9put\u00e9es pathologiques sans relever d\u2019une maladie proprement dite \u00bb (2)). C\u2019est ici la cat\u00e9gorie prot\u00e9iforme des \u00ab personnalit\u00e9s pathologiques \u00bb.\n\n2- la question des \u00ab soins \u00bb possibles pour les d\u00e9tenus dangereux et leur application. \nOui des soins sont possibles pour des d\u00e9tenus qualifi\u00e9s de dangereux, mais dans le sens des conditions de possibilit\u00e9 : tout d\u00e9tenu est cens\u00e9 avoir acc\u00e8s \u00e0 des soins psychiatriques en prison, s\u2019il en a besoin, et s\u2019il y consent.\n<br \/>En prison comme ailleurs, mais peut-\u00eatre de fa\u00e7on plus visible, se posent les questions de l\u2019acc\u00e8s aux soins, mais aussi de ce que j\u2019appelle l\u2019obligation de consentement. (3)\n\n3- L\u2019\u00e9valuation de \u00ab l\u2019homme suppos\u00e9 dangereux \u00bb : retour sur un concept flou : la dangerosit\u00e9, et les limites de l\u2019expertise psychiatrique\nOui, la dangerosit\u00e9 est un concept flou et subjectif.\n<br \/>Oui, l\u2019\u00e9valuation de l\u2019homme suppos\u00e9 dangereux est une mission impossible. Il n\u2019y a pas de pr\u00e9diction psychiatrique possible d\u2019une dangerosit\u00e9 sociale.\n<br \/>Oui, l\u2019expertise psychiatrique a des limites, m\u00eame si elle est mise \u00e0 toutes les sauces depuis quelques ann\u00e9es\n\n\nJe vais argumenter ces trois r\u00e9ponses \u00e0 rebours\n\n3 Evaluation, dangerosit\u00e9, expertise psychiatrique\nLa dangerosit\u00e9 est un concept flou et subjectif. Je rappelle la distinction classique entre dangerosit\u00e9 psychiatrique et dangerosit\u00e9 criminologique :\n*La dangerosit\u00e9 psychiatrique, d\u00e9finie dans le champ m\u00e9dical, c\u2019est le risque, \u00e0 un moment donn\u00e9, de passage \u00e0 l\u2019acte envers soi-m\u00eame ou autrui, li\u00e9 \u00e0 des troubles mentaux (la personne extr\u00eamement d\u00e9prim\u00e9e qui se suicide, la personne tr\u00e8s pers\u00e9cut\u00e9e qui va agresser autrui pensant se d\u00e9fendre\u2026) (4).Autrement dit, la \u00ab manifestation symptomatique li\u00e9e \u00e0 l\u2019expression directe de la maladie mentale \u00bb (5). La pronostiquer rel\u00e8ve d\u2019un examen clinique direct, et ce pronostic n\u2019est valable qu\u2019\u00e0 court terme seulement. Plus le terme s\u2019allonge, plus le risque est incertain et multifactoriel.\n<br \/>C\u2019est l\u2019exercice auquel se livrent les psychiatres de secteur dans le cadre des Hospitalisations d\u2019office, quand des personnes sont intern\u00e9es en raison de \u00ab troubles \u00e0 l\u2019ordre public et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 des personnes \u00bb li\u00e9s \u00e0 des \u00ab troubles mentaux \u00bb(6)\n<br \/>*La dangerosit\u00e9 criminologique se d\u00e9finit dans le champ p\u00e9nal : c\u2019est le risque qu\u2019un individu commette une infraction p\u00e9nale. Son \u00e9valuation est li\u00e9e au souhait de pr\u00e9venir la r\u00e9cidive. (4)\n\nLes deux dangerosit\u00e9s peuvent \u00eatre li\u00e9es mais c\u2019est tr\u00e8s rare. \u00ab Il faut \u00e9viter l\u2019amalgame entre risque de rechute d\u2019une pathologie psychiatrique et risque de r\u00e9cidive de l\u2019acte d\u00e9lictueux \u00bb (5). Les malades mentaux ne commettent pas plus de crimes que la population g\u00e9n\u00e9rale, au contraire.\n<br \/>Je le r\u00e9p\u00e8te : il n\u2019y a pas de pr\u00e9diction psychiatrique possible d\u2019une dangerosit\u00e9 sociale.\n\nUn mot sur la question des \u00e9chelles pour \u00e9valuer la dangerosit\u00e9 criminologique. C\u2019est, comme le dit joliment une de mes coll\u00e8gues, \u00ab un axe de recherche non stabilis\u00e9 \u00bb (7). Il faut les laisser donc tanguer comme axes de recherche, et surtout ne pas en faire un outil d\u00e9cisionnel.\nLe risque d\u2019utiliser des \u00e9chelles est double, et il n\u2019est pas sp\u00e9cifique \u00e0 ces \u00e9chelles-ci :\n<br \/>*faire croire \u00e0 une science objective \n<br \/>*permettre une pratique de masse, c&rsquo;est-\u00e0-dire une utilisation par de nombreux intervenants, pour trier d\u2019encore plus nombreux individus (c\u2019est ce que ne veulent pas prendre en compte les d\u00e9fenseurs qui en font des objets de m\u00e9diation, \u00e0 ne confier d\u2019apr\u00e8s eux qu\u2019\u00e0 des professionnels comp\u00e9tents et consciencieux).\n<br \/>Pour \u00e9largir encore cette perspective : l\u2019utilisation d\u2019\u00e9chelles est prise dans le champ plus vaste, li\u00e9 notamment au d\u00e9veloppement des TIC (technologies de l\u2019information et de la communication), de la transformation de la notion d\u2019information : au lieu d\u2019\u00eatre une diff\u00e9rence qui fait la diff\u00e9rence, une mise en r\u00e9cit qui implique des auteurs, c\u2019est devenu un empilement de donn\u00e9es, dont l\u2019accumulation m\u00eame fait sens. (8)\n\nL\u2019expertise psychiatrique\n<br \/>Les expertises psychiatriques \u00ab \u00e9clairent classiquement le juge sur la responsabilit\u00e9 p\u00e9nale, la punissabilit\u00e9 et la dangerosit\u00e9 psychiatrique des personnes dans le cadre de la proc\u00e9dure judiciaire. L\u2019expert a vu un \u00e9largissement de ses missions \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de la dangerosit\u00e9 criminologique et \u00e0 l\u2019expertise des victimes \u00bb (5).\n<br \/>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les obligations l\u00e9gales d\u2019expertise se sont multipli\u00e9es. Auparavant \u00ab l\u2019expertise p\u00e9nale faisait sortir du juridique [par l\u2019irresponsabilit\u00e9 p\u00e9nale], aujourd\u2019hui elle l\u2019accompagne, elle lui fait cort\u00e8ge, elle se g\u00e9n\u00e9ralise \u00e0 l\u2019ensemble des moments du continuum jugement\/sanction\/peine \u00bb (3).\n<br \/>Dans la loi sur la r\u00e9tention de s\u00fbret\u00e9, les psychiatres devront appr\u00e9cier \u00ab une particuli\u00e8re dangerosit\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9e par le risque particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 de commettre \u00e0 nouveau l\u2019une de ces infractions \u00bb (9) en raison de \u00ab troubles graves de la personnalit\u00e9 \u00bb. Cela nous promet de savants distinguos entre dangerosit\u00e9 et particuli\u00e8re dangerosit\u00e9, et des d\u00e9veloppements acrobatiques sur les troubles de la personnalit\u00e9.\n<br \/>Les psychiatres doivent refuser de participer \u00e0 ces \u00e9valuations.\nDevant ces \u00e9volutions de l\u2019expertise psychiatrique, une \u00ab audition publique \u00bb (5) sur l\u2019expertise psychiatrique a tenu \u00e0 rappeler en 2007 ce qui pourrait passer pour des \u00e9vidences dans un autre contexte :\n*privil\u00e9gier l\u2019expertise \u00e0 vis\u00e9e diagnostique et th\u00e9rapeutique\n*ne pas confondre examen psychiatrique en garde \u00e0 vue et expertise : en garde \u00e0 vue , le r\u00f4le du psychiatre est de rep\u00e9rer une \u00e9ventuelle pathologie psychiatrique et de dire si elle n\u00e9cessite des soins, compatibles ou non avec la garde \u00e0 vue et la d\u00e9tention.\n<br \/>En effet il semble que la demande d\u2019expertise en garde \u00e0 vue se r\u00e9pande, ce qu\u2019il faut d\u00e9noncer. Alors qu\u2019en m\u00eame temps, les fous rentrent toujours tr\u00e8s nombreux en prison, et y rentrent sans expertise. J\u2019entendais r\u00e9cemment Serge Portelli, magistrat, dire que la pratique de la justice en temps r\u00e9el, les comparutions imm\u00e9diates, entra\u00eenait des peines d\u2019emprisonnement sans tenir compte des diff\u00e9rences dans les profils des accus\u00e9s. (7)\n\n2 beaucoup de fous en prison, passons donc \u00e0 la question des \u00ab soins \u00bb possibles pour les d\u00e9tenus dangereux.\n<br \/>\u00ab Il y a une surrepr\u00e9sentation et une surp\u00e9nalisation des malades mentaux en milieu carc\u00e9ral \u00bb (5). Proportionnellement il y a beaucoup plus de gens avec un diagnostic psychiatrique av\u00e9r\u00e9 (notamment de psychose) en prison que dans la population g\u00e9n\u00e9rale. D\u2019une part des personnes folles et pauvres vont en prison sans forc\u00e9ment avoir \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9es en amont. D\u2019autre part la responsabilisation des malades mentaux, alors condamn\u00e9s \u00e0 des peines plus longues, a augment\u00e9 au fil des ann\u00e9es.\n<br \/>En quoi consistent les soins psychiatriques possibles ?\nLe traitement psychiatrique n\u2019a pas pour fin en soi de pr\u00e9venir une r\u00e9cidive.\n<br \/>\u00ab Le travail de psychiatre traitant n\u2019est pas le traitement de la d\u00e9linquance ; son travail consiste \u00e0 accomplir avec son patient le long et difficile travail d\u2019\u00e9laboration psychique, \u00e0 lui permettre de rep\u00e9rer son fonctionnement mental, son mode relationnel et ses cons\u00e9quences (et le cas \u00e9ch\u00e9ant d\u2019y rem\u00e9dier). C\u2019est ce travail qui contribuera, peut-\u00eatre et de surcro\u00eet, \u00e0 la pr\u00e9vention de la r\u00e9cidive \u00bb (4).\n<br \/>Comment les soins psychiatriques sont-ils possibles ?\nJusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, pas de soins sans consentement en prison. Les d\u00e9tenus peuvent \u00eatre soign\u00e9s en prison notamment dans les SMPR (services m\u00e9dico-psychologiques r\u00e9gionaux, cr\u00e9es en 1985, 26 actuellement), parties prenantes du service public de psychiatrie. Ceux qui refusent les soins o\u00f9 ne peuvent y consentir peuvent \u00eatre intern\u00e9s en Hospitalisation d\u2019Office \u00e0 l\u2019h\u00f4pital psychiatrique, le temps n\u00e9cessaire au traitement psychiatrique de probl\u00e8mes psychiatriques av\u00e9r\u00e9s.\nLa loi de 1998 sur les d\u00e9linquants sexuels avait d\u00e9j\u00e0 brouill\u00e9 cette alternative avec une incitation aux soins en prison dont l\u2019acceptation conditionne les am\u00e9nagements de peine. Soins avec consentement certes, mais dans un environnement fort contraignant.\n<br \/>Hors d\u00e9tention, il existe aussi de plus en plus de situations o\u00f9 un juge peut prononcer une obligation de soins.\n<br \/>Dans les futurs centres socio-m\u00e9dico-judiciaires est pr\u00e9vue une \u00ab prise en charge m\u00e9dicale, sociale et psychologique destin\u00e9e \u00e0 permettre la fin de la r\u00e9tention de s\u00fbret\u00e9 \u00bb (9). Il s\u2019agira donc de traiter des personnes dont les troubles n\u2019auront pas entra\u00een\u00e9 d\u2019irresponsabilit\u00e9 p\u00e9nale ni conduit \u00e0 leur internement psychiatrique \u00e0 l\u2019issue de leur peine, qui auront d\u00e9j\u00e0 b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de soins pendant leur d\u00e9tention (voir l\u2019avis du conseil constitutionnel sur ce point), et qui pr\u00e9senteront une \u00ab particuli\u00e8re dangerosit\u00e9 \u00bb en raison de \u00ab troubles graves de la personnalit\u00e9 \u00bb\u2026\n<br \/>Comme pour la participation \u00e0 l\u2019inclusion dans la \u00ab particuli\u00e8re dangerosit\u00e9 \u00bb, je pense que les psychiatres doivent refuser de participer \u00e0 ce dispositif.\n\n1 Et cela me conduit \u00e0 revenir, pour finir, \u00e0 la premi\u00e8re interrogation : les cons\u00e9quences psychologiques sur les d\u00e9tenus\u2026 et sur tout le monde.\nAvec cette loi, le r\u00e9gime de la r\u00e9tention de s\u00fbret\u00e9 revient \u00e0 instaurer potentiellement la r\u00e9clusion criminelle \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9, pour tous les crimes de 15 ans et plus \n<br \/>Et comme l\u2019a tr\u00e8s bien \u00e9crit Badinter \u00ab nous quittons la r\u00e9alit\u00e9 des faits (le crime commis) pour la plasticit\u00e9 des hypoth\u00e8ses (le crime virtuel qui pourrait \u00eatre commis par cet homme \u00ab dangereux \u00bb) \u00bb (10).\nPour les condamn\u00e9s \u00e0 15 ans et plus, mais aussi pour chacun d\u2019entre nous, existe maintenant une ind\u00e9termination de la dur\u00e9e possible de la privation de libert\u00e9. Cela me renvoie \u00e0 ce qu\u2019\u00e9crit Hannah Arendt dans \u00ab les origines du totalitarisme \u00bb : \u00ab Dans le monde totalitaire la cat\u00e9gorie des suspects embrasse la population toute enti\u00e8re\u2026 Du seul fait qu\u2019ils sont capables de penser, les \u00eatres humains sont suspects par d\u00e9finition \u00bb (11).\n<br \/>Ne pas savoir \u00e0 quoi s\u2019attendre, devoir sa libert\u00e9 \u00e0 l\u2019arbitraire expertal, pas besoin d\u2019\u00eatre psychiatre pour imaginer les cons\u00e9quences psychologiques en d\u00e9tention.\n<br \/>L\u2019effet de l\u2019ind\u00e9termination donc. (12)\n<br \/>Mais, aussi, et j\u2019en terminerai l\u00e0, l\u2019effet de l\u2019invention de nouvelles cat\u00e9gories, que l\u2019on peut rattacher d\u2019une part au mouvement plus vaste de l\u2019invention des maladies, de la pathologisation de l\u2019existence (1), et d\u2019autre part \u00e0 la revitalisation de la notion de \u00ab classes dangereuses \u00bb (13). C\u2019est notamment la question de la \u00ab d\u00e9finition de l\u2019auteur de violences \u00ab pathologiques \u00bb et la mani\u00e8re dont le partage entre sujet malade, irresponsable de ses actes et sujet normal, s\u2019est trouv\u00e9 brouill\u00e9 peu \u00e0 peu par la cat\u00e9gorie de sujet anormal dont les actions sont r\u00e9put\u00e9es pathologiques sans relever d\u2019une maladie proprement dite \u00bb (2).\n<br \/>C\u2019est la notion de \u00ab troubles du comportement \u00bb, de \u00ab personnalit\u00e9 pathologique \u00bb, c\u2019est la p\u00e9dophilie comme maladie, ce sont les \u00ab addictions \u00bb qui transforment en troubles nombre de conduites humaines (14). Cela entra\u00eene que \u00ab certaines cat\u00e9gories de criminels sont dans le langage politique des malades \u2026 \u00e0 \u00e9radiquer \u00bb (15).\n<br \/>\u00ab La politique fran\u00e7aise actuelle [qui] consiste de plus en plus \u00e0 se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 des discours dit experts pour l\u00e9gitimer l\u2019identification de populations cibles assimil\u00e9es aux \u00ab classes dangereuses \u00bb, produire les outils d\u2019un rep\u00e9rage confinant au fichage et cr\u00e9er des dispositifs in\u00e9dits de gestion de la d\u00e9viance, objectifs chiffr\u00e9s \u00e0 l\u2019appui \u00bb (13).\n\nDans ce triangle \u00e9motionnel actuel : victime inconsolable plus auteur responsable jamais assez puni ni soign\u00e9 plus risque z\u00e9ro (7), les psychiatres sont convoqu\u00e9s des trois c\u00f4t\u00e9s et se doivent de r\u00e9futer cette convocation.\n\nNotes et \u00e9l\u00e9ments de bibliographie :\n\n1- J.BLECH \u00ab Les inventeurs de maladie- Man\u0153uvres et manipulations de l\u2019industrie pharmaceutique \u00bb, Actes Sud, 2005\n<br \/>2- Argument du s\u00e9minaire \u00ab pr\u00e9vention des risques, gouvernement de la dangerosit\u00e9 entre psychiatrie et d\u00e9linquance \u00bb, organis\u00e9 par Olivier Doron au centre Georges Canguilhem (http:\/\/centrecanguilhem.net )\n<br \/>3- \u00ab manifeste pour une refondation radicale de la psychiatrie \u2013 Fragments II \u00bb par l\u2019Union Syndicale de la Psychiatrie (uspsy@free.fr et www.uspsy.fr ), mars 2008, p14 et p20\n<br \/>4- C.PAULET, audition publique du 14 juin 2006 par la mission d\u2019information de la commission des lois du S\u00e9nat sur les mesures de s\u00fbret\u00e9 concernant les personnes dangereuses\n<br \/>5- \u00ab Expertise psychiatrique p\u00e9nale \u00bb, Audition publique, 25 et 26 janvier 2007, recommandations de la commission d\u2019audition, publi\u00e9 dans \u00ab pour la recherche \u00bb, n\u00b053, juin 2007 (http:\/\/psydoc-fr.broca.inserm.fr )\n<br \/>6- loi du 27 juin 1990 relatives aux droits et \u00e0 la protection des personnes hospitalis\u00e9es en raison de troubles mentaux et \u00e0 leurs conditions d\u2019hospitalisation\n<br \/>7- soir\u00e9e du 28 mars 2008 \u00ab faut-il juger les fous ?\u00bb, H\u00f4pital Sainte-Anne, Paris\n<br \/>8- C.GEKIERE, O.MORVAN : \u00ab Le dossier patient en psychiatrie : pour qui ? pour quoi ? Du dossier patient en psychiatrie au \u00ab donn\u00e9es du patient partag\u00e9es \u00bb : in changement de paradigme \u00bb, intervention au CNIM, H\u00f4pital-Expo Paris, 27 mai 2004\n<br \/>9- Loi du 25 f\u00e9vrier 2008 relative \u00e0 la r\u00e9tention de s\u00fbret\u00e9 et \u00e0 la d\u00e9claration d\u2019irresponsabilit\u00e9 p\u00e9nale pour cause de trouble mental \n<br \/>10- R.BADINTER, Le Monde, 27 novembre 2007\n<br \/>11- H.ARENDT \u00ab Les origines du totalitarisme. Le syst\u00e8me totalitaire \u00bb, Points Seuil, 1972, p162\n<br \/>12- E.PERREUX \u00ab Minority Report \u00bb, Lib\u00e9ration, 7 f\u00e9vrier 2008 \n<br \/>13- P.RHENTER \u00ab n\u00e9cessit\u00e9 de soins et pr\u00e9somption de dangerosit\u00e9 sociale : contribution critique \u00e0 partir des pratiques d\u2019hospitalisation d\u2019office en France \u00bb, r\u00e9sum\u00e9 pour le CEDEP, BARI, 9 au 12 mai 2008 (cedep.paris@wanadoo.fr )\n<br \/>14- C.GEKIERE : \u00abLa passion classificatrice en psychiatrie : une maladie contemporaine ? \u00bb (www.uspsy.fr )\n<br \/>15- Pr\u00e9sentation du s\u00e9minaire du CEDEP \u00ab dangerosit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 des personnes : une question de sant\u00e9 mentale ? \u00bb, BARI, 9 au 12 mai 2008\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Documents joints<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/www.uspsy.fr\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/pdf_conference_Genepi_7_avril_2008.pdf\">conf\u00e9rence Genepi_7 avril 2008<\/a><\/div>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Intervention de Claire Gekiere, psychiatre des h\u00f4pitaux, secr\u00e9taire de l\u2019Union Syndicale de la Psychiatrie Je&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[600],"tags":[],"class_list":["post-22169","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-contraintes-et-liberte"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22169","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=22169"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22169\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22171,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22169\/revisions\/22171"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=22169"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=22169"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=22169"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}