{"id":22817,"date":"2009-07-03T16:00:00","date_gmt":"2009-07-03T14:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=22817"},"modified":"2009-07-03T16:00:00","modified_gmt":"2009-07-03T14:00:00","slug":"depeche-apm-du-3-juillet-2009-le","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=22817","title":{"rendered":"D\u00e9p\u00eache APM du 3 juillet 2009 : Le contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des lieux de privation de libert\u00e9 \u00e9met six recommandations sur les hospitalis\u00e9s sous contrainte en psychiatrie"},"content":{"rendered":"<p>PARIS, 2 juillet 2009 (APM) &#8211; Le contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des lieux de privation de libert\u00e9 (CGLPL), Jean-Marie Delarue, a \u00e9mis jeudi six<br \/>\nrecommandations sur les personnes hospitalis\u00e9es sous contrainte en psychiatrie, publi\u00e9es au Journal officiel.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit des premi\u00e8res recommandations du CGLPL concernant le respect des droits des personnes hospitalis\u00e9es \u00e0 la demande d&rsquo;un tiers (HDT) ou d&rsquo;office (HO) dans les \u00e9tablissements psychiatriques. Elles font suite \u00e0 la visite effectu\u00e9e en d\u00e9cembre 2008 au centre hospitalier (CH) Esquirol de Limoges mais s&rsquo;appuient sur les visites effectu\u00e9es dans un total de 16 \u00e9tablissements, a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;APM Jean-Marie Delarue.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ces recommandations concernent des g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s constat\u00e9es au CH Esquirol mais aussi dans les autres \u00e9tablissements visit\u00e9s\u00a0\u00bb, a-t-il<br \/>\nsoulign\u00e9.<\/p>\n<p>Le CGLPL a effectu\u00e9 des visites dans huit CH sp\u00e9cialis\u00e9s en psychiatrie (CH Esquirol-Limoges, CHS de la Savoie \u00e0 Bassens, CH Camille Claudel \u00e0<br \/>\nLa Couronne-Charente, Etablissement public de sant\u00e9 mentale (EPSM) des Flandres \u00e0 Bailleul-Nord, CHS Pinel d&rsquo;Amiens-Somme, CH Charcot de<br \/>\nCaudan-Morbihan, CHS Sainte-Marie de Clermont-Ferrand, CHS de l&rsquo;Yonne \u00e0 Auxerre), quatre services de psychiatrie en centres hospitaliers<br \/>\ng\u00e9n\u00e9raux (CH de la C\u00f4te basque \u00e0 Bayonne-Pyr\u00e9n\u00e9es Atlantiques, CH de l&rsquo;Aigle-Orne, CH de Saint-Malo-C\u00f4tes d&rsquo;Armor et CH de Mayotte \u00e0<br \/>\nMamoudzou), dans une unit\u00e9 hospitali\u00e8re s\u00e9curis\u00e9e interr\u00e9gionale (UHSI de Marseille), dans une unit\u00e9 pour malades difficiles (UMD de<br \/>\nPlouguern\u00e9vel-C\u00f4tes d&rsquo;Armor) et dans deux unit\u00e9s m\u00e9dico-judiciaires \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Le rapport annuel 2008 du CGLPL, rendu public en avril, comprenait le rapport de visite du CH de la Savoie (cf d\u00e9p\u00eache *APM CBMD8004*<br \/>\n<http:\/\/intranet.apmnews.info\/lstory.php?id=84e4eea5e1ffb1aaa3b7e3eca3e3f1a5b1eeb2fdeebcede4f5e1fae7f2e6a7f1e2f6b9f4ece5a8a5f2beb2edf8effabcf7bfecabf9c79addd7b4a0e6a5f7f0eebeb7efe2e1b4e2b2b1b7f9eca2eea2bdb5b7e0a7eeb0eaa1a4b8abab>).<\/p>\n<p>Le CGLPL demande d&rsquo;abord *une meilleure information des patients sur les possibilit\u00e9s de recours contre l&rsquo;HO ou l&rsquo;HDT.* Les informations sur les voies de recours sont \u00ab\u00a0exclusivement\u00a0\u00bb donn\u00e9es \u00ab\u00a0par un personnel soignant dans des termes juridiques peu accessibles\u00a0\u00bb. Jean-Marie Delarue demande donc l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;un \u00ab\u00a0document national, \u00e0 destination d&rsquo;un public non averti\u00a0\u00bb. Les associations d&rsquo;usagers devraient participer \u00e0 ce travail.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il faut donner des \u00e9l\u00e9ments tr\u00e8s simples sur les institutions \u00e0 saisir et les d\u00e9lais \u00e0 respecter\u00a0\u00bb, indique \u00e0 l&rsquo;APM Jean-Marie Delarue.<br \/>\n\u00ab\u00a0Derni\u00e8rement, j&rsquo;ai conseill\u00e9 aux avocats de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la situation des personnes hospitalis\u00e9es sous contrainte\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Jean-Marie Delarue demande, dans sa 2\u00e8me recommandation, *le respect de la correspondance priv\u00e9e des malades*. \u00ab\u00a0Le droit \u00e0 la vie priv\u00e9e n&rsquo;est pas respect\u00e9 lorsque les courriers adress\u00e9s par les patients font l&rsquo;objet d&rsquo;un contr\u00f4le, m\u00eame sans ouverture des enveloppes\u00a0\u00bb, \u00e9crit-il.<br \/>\n\u00ab\u00a0La libert\u00e9 de correspondance (&#8230;) ne peut pas \u00eatre remise en cause, y compris pour r\u00e9pondre \u00e0 des objectifs de soin et de protection des<br \/>\npersonnes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous avons constat\u00e9 qu&rsquo;il y avait une grande vari\u00e9t\u00e9 de comportements entre les \u00e9tablissements, entre ceux qui ne font aucun contr\u00f4le et ceux<br \/>\nqui regardent l&rsquo;exp\u00e9diteur. Il faut s&rsquo;aligner sur ceux qui ne font pas de contr\u00f4le\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>RENDRE POSSIBLES LES ACTIVITES THERAPEUTIQUES EXTERIEURES<\/p>\n<p>Le CGLPL recommande ensuite que les personnes en *HO et HDT puissent b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;activit\u00e9s th\u00e9rapeutiques ext\u00e9rieures \u00e0 leur pavillon<br \/>\nd&rsquo;h\u00e9bergement*, comme les patients en hospitalisation libre. La contrainte, li\u00e9e \u00e0 leur obligation de soins hospitaliers, \u00ab\u00a0doit \u00eatre<br \/>\nint\u00e9gr\u00e9e dans l&rsquo;organisation des services, afin qu&rsquo;ils soient en mesure de prendre part aux activit\u00e9s aussi r\u00e9guli\u00e8rement que leur \u00e9tat de sant\u00e9<br \/>\nle permet\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a pas de raison de priver un patient d&rsquo;activit\u00e9s th\u00e9rapeutiques pour un motif de s\u00e9curit\u00e9. Le th\u00e9rapeutique doit toujours primer\u00a0\u00bb,<br \/>\nd\u00e9clare Jean-Marie Delarue.<\/p>\n<p>Il \u00e9met une recommandation similaire pour les d\u00e9tenus, plac\u00e9s syst\u00e9matiquement en chambre d&rsquo;isolement pour des raisons li\u00e9es \u00e0 la<br \/>\ns\u00e9curit\u00e9, \u00e0 la demande des pr\u00e9fets, et non pour des raisons th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p>Les mesures de s\u00e9curit\u00e9 envers les d\u00e9tenus \u00ab\u00a0ne doivent pas donner lieu \u00e0 la dispensation de soins distincts et appauvris au sein de l&rsquo;h\u00f4pital et<br \/>\n\u00e0 la suspension des droits mis en oeuvre dans l&rsquo;\u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire\u00a0\u00bb, notamment \u00ab\u00a0la promenade, les visites par les personnes autoris\u00e9es et la possibilit\u00e9 de t\u00e9l\u00e9phoner pour les condamn\u00e9s\u00a0\u00bb, indique le CGLPL. Ils doivent pouvoir aussi \u00ab\u00a0participer aux activit\u00e9s<br \/>\ncollectives dans un but th\u00e9rapeutique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les chambres d&rsquo;isolement sont plus draconiennes que les cellules, ce qui am\u00e8ne souvent les d\u00e9tenus \u00e0 demander leur r\u00e9int\u00e9gration en prison.<br \/>\nC&rsquo;est une situation qui met les personnels soignants mal \u00e0 l&rsquo;aise\u00a0\u00bb, constate-t-il.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les 17 unit\u00e9s hospitali\u00e8res sp\u00e9cialement am\u00e9nag\u00e9es (UHSA) sont pr\u00e9vues pour cela mais elles mettront du temps \u00e0 se mettre en place\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>REGISTRE DU RECOURS A LA CONTENTION<\/p>\n<p>Le CGLPL \u00e9met une recommandation sur *le recours et la dur\u00e9e des sorties d&rsquo;essai des patients en HO et HDT*, avec la demande d&rsquo;une \u00ab\u00a0r\u00e9flexion au niveau national\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le recours \u00e0 la sortie d&rsquo;essai \u00ab\u00a0entra\u00eene, pour certains malades, leur maintien sous un r\u00e9gime juridique de contrainte que ne justifie plus<br \/>\ntoujours leur \u00e9tat de sant\u00e9 et pour une dur\u00e9e sans rapport avec une r\u00e9elle p\u00e9riode de transition\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le CGLPL met \u00e9galement en avant *le pr\u00e9judice, pour les patients, de l&rsquo;absence d&rsquo;obligation de soins en ambulatoire*, dont la cr\u00e9ation est<br \/>\nenvisag\u00e9e dans le cadre de la r\u00e9forme de la loi de 1990.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Des personnes sont maintenues en hospitalisation sous contrainte, en occupant des lits, alors qu&rsquo;elles pourraient sortir, ou maintenues en<br \/>\nsortie d&rsquo;essai pendant une longue p\u00e9riode, comme si on les tenait \u00e0 un fil qu&rsquo;on n&rsquo;ose pas rompre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Jean-Marie Delarue ne minimise pas la difficult\u00e9 \u00e0 \u00e9laborer le r\u00e9gime d&rsquo;obligation de soins en ambulatoire. \u00ab\u00a0Il faut \u00e9videmment trouver<br \/>\ncomment cette obligation de soins en ambulatoire sera respect\u00e9e\u00a0\u00bb, estime-t-il.<\/p>\n<p>Le CGLPL recommande enfin la *mise en place d&rsquo;un registre dans chaque unit\u00e9 sur la contention*, pour assurer \u00ab\u00a0un suivi qualitatif et<br \/>\nquantitatif\u00a0\u00bb des pratiques. Il demande la mise en place d&rsquo;un \u00ab\u00a0document renseign\u00e9 de mani\u00e8re compl\u00e8te par chaque unit\u00e9\u00a0\u00bb, conforme \u00e0 un \u00ab\u00a0mod\u00e8le type\u00a0\u00bb \u00e9labor\u00e9 au niveau national.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On ne sait pas ce qui se passe dans les h\u00f4pitaux en mati\u00e8re de contention. Lors des visites, nous avons constat\u00e9 que, dans certains<br \/>\n\u00e9tablissements, il n&rsquo;y a pas de trace \u00e9crite. Or, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de registre, il ne peut pas y avoir de contr\u00f4le\u00a0\u00bb, a-t-il soulign\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous souhaitons savoir qui d\u00e9cide de la contention, combien de personnes sont concern\u00e9es, combien de fois, combien de temps et quel a<br \/>\n\u00e9t\u00e9 le r\u00e9sultat. C&rsquo;est un peu bureaucratique mais, s&rsquo;agissant de mesures tr\u00e8s fortes qui traumatisent les personnes, c&rsquo;est indispensable\u00a0\u00bb, a-t-il<br \/>\nd\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>(Recommandations du 18 juin du CGLPL relatives au centre hospitalier Esquirol de Limoges, Journal officiel du 2 juillet,hm\/ab\/APM polsan)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PARIS, 2 juillet 2009 (APM) &#8211; Le contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des lieux de privation de libert\u00e9&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[600],"tags":[],"class_list":["post-22817","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-contraintes-et-liberte"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22817","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=22817"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22817\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=22817"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=22817"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=22817"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}