{"id":23749,"date":"2010-12-02T13:55:00","date_gmt":"2010-12-02T12:55:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=23749"},"modified":"2021-06-01T21:37:37","modified_gmt":"2021-06-01T19:37:37","slug":"communique-de-presse-mais-c-est-un","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=23749","title":{"rendered":"Communiqu\u00e9 de presse \u00ab Mais c\u2019est un Homme. L\u2019appel contre les soins s\u00e9curitaires \u00bb du 1er d\u00e9cembre 2010 : D\u00e9cision du conseil constitutionnel \u00e0 propos des internements psychiatriques : petit pas ou premier pas ?"},"content":{"rendered":"La d\u00e9cision du 26 novembre du conseil constitutionnel doit \u00eatre mise en application au 1er ao\u00fbt 2011, ce qui pr\u00e9cipite et date la question d\u2019une loi sur le \u00ab soin sans consentement \u00bb : juin 2011 pour le parlement au plus tard.\n\nPositivement, le conseil constitutionnel introduit que la loi de 1990 est partiellement contraire \u00e0 la constitution et exige l\u2019obligation de contr\u00f4le effectif d\u2019un juge judiciaire. Cependant, le \u00ab psychiatrique \u00bb demeure toujours dans une exception, les 15 jours, au regard notamment de la propre jurisprudence du Conseil Constitutionnel en mati\u00e8re de privation de libert\u00e9 et d\u2019atteintes aux libert\u00e9s individuelles, par exemple de la garde \u00e0 vue ou du droit des migrants irr\u00e9guliers. Nous consid\u00e9rons toujours pour notre part que la loi du 27 juin 1990 n\u2019est qu\u2019un simple toilettage de la loi du 30 juin 1838, et en tant que telle doit \u00eatre abrog\u00e9e en faveur d\u2019une loi de droit commun. \n\nN\u00e9gativement, il \u00ab constitutionnalise \u00bb l\u2019internement psychiatrique \u00e0 la fran\u00e7aise, puisqu\u2019il rejette le placement de l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la proc\u00e9dure d\u2019hospitalisation sous contrainte sous l\u2019autorisation et le contr\u00f4le du juge de l\u2019ordre judiciaire en raison des garanties existantes. \nL\u2019hospitalisation d\u2019office, le pouvoir du pr\u00e9fet, la dualit\u00e9 de comp\u00e9tence justice administrative\/ justice civile, certes non comprises dans la question prioritaire de constitutionnalit\u00e9,  ne sont pas \u00e9voqu\u00e9s. \nCe camouflet \u00e0 la loi de 1990 mais \u00e9galement au projet sarkozyste de sa r\u00e9vision ne donne aucune garantie sur le retrait de ce projet pas davantage que celui de la circulaire du 11 janvier 2010 \u00e0 l\u2019attention des pr\u00e9fets. \n<br \/>Nous nous devons d\u2019accentuer notre lutte contre ce projet de loi qui profile la soci\u00e9t\u00e9 de surveillance, une psychiatrie instrumentalis\u00e9e par la nouvelle gouvernance et la politique de la peur. \n\nR\u00e9p\u00e9ter et imposer :\n&#8211; Que toute hospitalisation sans consentement doit \u00eatre exceptionnelle et r\u00e9pondre \u00e0 un \u00e9tat de n\u00e9cessit\u00e9 clinique et de protection des personnes, et non \u00e0 une loi de police. Elle doit se r\u00e9aliser alors dans tout lieu de soin agr\u00e9\u00e9. Nous posons sans \u00e9quivoque les questions de la conception de la folie et de son soin, des moyens et des professionnalit\u00e9s, en opposition au cours actuel.\n&#8211; Que cela implique de consid\u00e9rer la personne au regard des droits de l\u2019homme et du citoyen, mais aussi du droit commun. La psychiatrie gagnerait en dignit\u00e9, en l\u00e9gitimit\u00e9, en \u00e9thique de la responsabilit\u00e9, \u00e0 ce que l\u2019autorit\u00e9 judiciaire remplisse son r\u00f4le de \u00ab gardienne de la libert\u00e9 individuelle \u00bb dans ce domaine. Le patient psychiatrique est un citoyen ; il doit conserver ses droits ; il doit b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un droit de recours p\u00e9riodique et effectif  (y compris sur les traitements).\n&#8211; Que l\u2019enfermement ne soit pas le mod\u00e8le psychiatrique, quand bien m\u00eame il s\u2019agirait d\u2019un enfermement dehors avec traitement chimioth\u00e9rapique contraint, voire g\u00e9olocalisation. La d\u00e9cision du conseil constitutionnel devrait d\u2019ailleurs du coup rendre plus difficile les \u00ab sorties d\u2019essai \u00bb longues, et m\u00eame les \u00ab soins sans consentement en ambulatoire \u00bb \u00e0 vie pourtant en vue dans la politique sarkozyste. \n&#8211; Que soit \u00e9cart\u00e9s les projets de garde \u00e0 vue psychiatrique de 72 heures (a fortiori de 15 jours), et de \u00ab soins sans consentement \u00bb en ambulatoire. \n\nCette d\u00e9cision du conseil constitutionnel a le m\u00e9rite d\u2019ouvrir un d\u00e9bat public m\u00e9dical, juridique, politique et l\u00e9gislatif. De mani\u00e8re acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, se trouve confirm\u00e9e l\u2019urgence de faire valoir une contre position massive et une alternative de refonte radicale qui prenne en compte l\u2019ensemble de la question du soin psychique. \u00ab L\u2019appel contre les soins s\u00e9curitaires \u2013 Mais c\u2019est un Homme \u00bb s\u2019inscrit dans cette perspective.\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Documents joints<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/www.uspsy.fr\/wp-content\/uploads\/2010\/12\/pdf_Communique_de_presse_Mais_c_est_un_Homme_2_decembre_2010.pdf\">Communiqu\u00e9 de presse Mais c&rsquo;est un Homme_2 d\u00e9cembre 2010<\/a><\/div>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d\u00e9cision du 26 novembre du conseil constitutionnel doit \u00eatre mise en application au 1er&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[600],"tags":[],"class_list":["post-23749","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-contraintes-et-liberte"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23749","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=23749"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23749\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23751,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23749\/revisions\/23751"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=23749"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=23749"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=23749"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}