{"id":23824,"date":"2011-01-25T11:15:00","date_gmt":"2011-01-25T10:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=23824"},"modified":"2011-01-25T11:15:00","modified_gmt":"2011-01-25T10:15:00","slug":"depeche-apm-du-25-janvier-2011-fin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=23824","title":{"rendered":"D\u00e9p\u00eache APM du 25 janvier 2011 : Fin de vie: plusieurs organisations expriment leur hostilit\u00e9 \u00e0 la proposition de loi sur l&rsquo;euthanasie"},"content":{"rendered":"<p>PARIS, 25 janvier 2011 (APM) &#8211; Plusieurs organisations du secteur de la sant\u00e9 ont fait part de leur opposition \u00e0 la proposition de loi autorisant la demande d&rsquo;une assistance m\u00e9dicalis\u00e9e pour mourir destin\u00e9e aux personnes atteintes d&rsquo;une maladie grave et incurable.<\/p>\n<p>Adopt\u00e9e en commission des affaires sociales du S\u00e9nat mercredi, cette proposition de loi sera soumise au d\u00e9bat et au vote en s\u00e9ance publique mardi soir (cf d\u00e9p\u00eache APM HMNLG005).<\/p>\n<p>Dans un communiqu\u00e9 commun publi\u00e9 mardi, la F\u00e9d\u00e9ration hospitali\u00e8re de France (FHF), la F\u00e9d\u00e9ration des \u00e9tablissements hospitaliers et d&rsquo;aide \u00e0 la personne priv\u00e9s non lucratifs (Fehap) et la F\u00e9d\u00e9ration nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) s&rsquo;inqui\u00e8tent de la dangerosit\u00e9 de ce texte, qui ne fait que \u00ab\u00a0heurter l&rsquo;\u00e9thique des professionnels\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0fragilise les progr\u00e8s enregistr\u00e9s dans le domaine des soins palliatifs\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0d\u00e9nature le pacte de confiance entre les Fran\u00e7ais et tous ceux qui les soignent\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Elles d\u00e9plorent de \u00ab\u00a0ne pas avoir \u00e9t\u00e9 consult\u00e9es\u00a0\u00bb alors qu&rsquo;elles auraient pu faire part des \u00ab\u00a0difficult\u00e9s rencontr\u00e9es au quotidien par leurs professionnels pour accompagner les plus fragiles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Elles regrettent aussi l&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9valuation, par les auteurs de cette proposition de loi, des conditions d&rsquo;application de la loi sur la fin de vie du 22 avril 2005 (ou loi Leonetti). Cette derni\u00e8re \u00ab\u00a0permet aux \u00e9quipes soignantes de tracer un chemin d&rsquo;\u00e9quilibre entre l&rsquo;acharnement th\u00e9rapeutique et l&rsquo;abandon coupable, dans des conditions transparentes et respectueuses des droits des patients et de leurs proches\u00a0\u00bb, font valoir les trois f\u00e9d\u00e9rations.<\/p>\n<p>L&rsquo;Acad\u00e9mie de m\u00e9decine indique dans un communiqu\u00e9 publi\u00e9 mardi qu&rsquo;elle ne voit \u00ab\u00a0aucune justification \u00e0 la mise en place d&rsquo;un cadre r\u00e9glementaire nouveau\u00a0\u00bb. Elle critique les diff\u00e9rentes formules utilis\u00e9es dans le texte et les principes qu&rsquo;il pose. Elle d\u00e9plore ainsi que les termes employ\u00e9s reviennent au final \u00e0 \u00ab\u00a0faire porter sur les seuls m\u00e9decins, en toutes circonstances, l&rsquo;obligation de l&rsquo;aide \u00e0 mourir\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Elle rappelle que, selon le code de d\u00e9ontologie m\u00e9dicale, le \u00ab\u00a0m\u00e9decin doit accompagner le mourant jusqu&rsquo;\u00e0 ses derniers moments (&#8230;) il n&rsquo;a pas le droit de provoquer d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment la mort\u00a0\u00bb. L&rsquo;Acad\u00e9mie craint aussi que ce texte ouvre la porte \u00e0 la d\u00e9p\u00e9nalisation de toutes les formes d&rsquo;euthanasie et d\u00e9nonce \u00ab\u00a0la menace d&rsquo;une grave d\u00e9rive de notre soci\u00e9t\u00e9 qui pourrait en r\u00e9sulter\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Dans un communiqu\u00e9 publi\u00e9 dimanche, le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesth\u00e9sistes r\u00e9animateurs \u00e9largi (SNPHAR-E) s&rsquo;interroge sur l&rsquo;urgence \u00e0 l\u00e9gif\u00e9rer et \u00e0 \u00ab\u00a0vouloir franchir un seuil que tr\u00e8s peu de pays ont franchi\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les m\u00e9decins que nous sommes, tr\u00e8s souvent confront\u00e9s \u00e0 des d\u00e9cisions d&rsquo;arr\u00eat ou de limitation des soins actifs, ne peuvent accepter que la loi d\u00e9forme leur r\u00f4le\u00a0\u00bb, avance l&rsquo;organisation. \u00ab\u00a0Un m\u00e9decin qui ne peut plus proposer de soins curatifs verrait sa fonction r\u00e9duite \u00e0 une injection l\u00e9tale pour en finir plus vite, alors que d&rsquo;autres soins ont alors leur place et sont les vrais garants du respect de la dignit\u00e9 de l&rsquo;homme\u00a0\u00bb, argumente le syndicat.<\/p>\n<p>Le SNPHAR-E souligne en outre l'\u00a0\u00bbavanc\u00e9e consid\u00e9rable\u00a0\u00bb de la loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie et rappelle que sa mise en oeuvre et son \u00ab\u00a0int\u00e9gration dans le processus d\u00e9cisionnel\u00a0\u00bb sont loin d&rsquo;\u00eatre termin\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans un communiqu\u00e9 publi\u00e9 vendredi, la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise d&rsquo;accompagnement et de soins palliatifs (Sfap) indique qu&rsquo;elle d\u00e9sapprouve cette proposition de loi qui est \u00ab\u00a0une menace pour les malades, particuli\u00e8rement les plus vuln\u00e9rables\u00a0\u00bb, est \u00ab\u00a0en opposition avec l&rsquo;\u00e9thique et la mission des m\u00e9decins et soignants\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0fragilise le syst\u00e8me l\u00e9gal actuellement en place et le d\u00e9veloppement des soins palliatifs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Notre soci\u00e9t\u00e9 doit faire en sorte que ses grands malades puissent attendre de leur m\u00e9decine qu&rsquo;elle les soigne et non qu&rsquo;elle les tue\u00a0\u00bb, affirme la Sfap.<\/p>\n<p>L&rsquo;organisation indique qu&rsquo;elle a adress\u00e9 \u00e0 tous les s\u00e9nateurs un courrier dans lequel elle fait part de sa grande inqui\u00e9tude.<\/p>\n<p>Elle pr\u00e9cise que le plaidoyer pour la fin de vie, soutenu par plusieurs soci\u00e9t\u00e9s savantes et lanc\u00e9 en 2007, a recueilli 13.000 signatures.<\/p>\n<p>Elle estime que l'\u00a0\u00bbint\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb impose d&rsquo;appliquer les lois existantes avant d&rsquo;envisager d&rsquo;autres propositions aussi \u00ab\u00a0anti-d\u00e9ontologiques\u00a0\u00bb et en d\u00e9saccord avec les attentes de Fran\u00e7ais, citant le sondage rendu public \u00e0 la mi-janvier. Selon ce sondage OpinionWay, 60% des Fran\u00e7ais pr\u00e9f\u00e8rent le d\u00e9veloppement des soins palliatifs plut\u00f4t que la l\u00e9galisation de l&rsquo;euthanasie (cf d\u00e9p\u00eache APM COOAH001).<\/p>\n<p>LES DOYENS D&rsquo;ACCORD POUR INFORMER MAIS PAS POUR FORMER<\/p>\n<p>Dans un communiqu\u00e9 publi\u00e9 lundi, la conf\u00e9rence des doyens de facult\u00e9 de m\u00e9decine s&rsquo;oppose quant \u00e0 elle \u00e0 l&rsquo;article 7 de cette proposition qui pr\u00e9voit une formation sur les conditions de r\u00e9alisation d&rsquo;une assistance m\u00e9dicalis\u00e9e pour mourir pendant la formation initiale et continue des professionnels de sant\u00e9.<\/p>\n<p>Pour les doyens, la formation initiale n&rsquo;appara\u00eet \u00ab\u00a0pas propice \u00e0 un tel enseignement\u00a0\u00bb. Ils estiment que, si l&rsquo;assistance m\u00e9dicalis\u00e9e pour mourir est autoris\u00e9e, l&rsquo;\u00e9tudiant devrait \u00ab\u00a0se forger d&rsquo;abord sa propre opinion\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est donc apr\u00e8s bien des ann\u00e9es de formation initiale et de r\u00e9flexion \u00e9thique que cet \u00e9tudiant serait \u00e0 m\u00eame de se positionner vis-\u00e0-vis de cette proc\u00e9dure et de recevoir une formation sp\u00e9cifique en cas d&rsquo;adh\u00e9sion\u00a0\u00bb, affirment les doyens, qui estiment toutefois qu&rsquo;une \u00ab\u00a0information\u00a0\u00bb peut \u00eatre donn\u00e9e \u00ab\u00a0plus pr\u00e9cocement\u00a0\u00bb, mais pas une formation.<\/p>\n<p>Le Premier ministre, ainsi que le ministre de la sant\u00e9, Xavier Bertrand, ont \u00e9galement pris position lundi contre la proposition de loi, rappelle-t-on (cf d\u00e9p\u00eache APM MHOAO005). Lors de leurs voeux \u00e0 la presse mardi, Xavier Bertrand et sa secr\u00e9taire d&rsquo;Etat charg\u00e9e de la sant\u00e9, Nora Berra, ont confirm\u00e9 leur opposition au texte.<\/p>\n<p>L&rsquo;ADMD ET L&rsquo;UFAL DEFENDENT LE TEXTE<\/p>\n<p>Dans un communiqu\u00e9 commun publi\u00e9 mardi, l&rsquo;Association pour le droit de mourir dans la dignit\u00e9 (ADMD), le Comit\u00e9 la\u00efcit\u00e9-R\u00e9publique et la Libre pens\u00e9e appellent les s\u00e9nateurs \u00e0 voter en faveur de la proposition de loi, qui permettrait aux Fran\u00e7ais de \u00ab\u00a0b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un v\u00e9ritable choix\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Puisque la loi du 22 avril 2005 (&#8230;) permet d\u00e9j\u00e0 de h\u00e2ter la mort, il faut l\u00e9gif\u00e9rer pour que le patient et lui seul prenne la d\u00e9cision -et non son m\u00e9decin ou ses proches- et pour que la mort arrive d\u00e8s que l&rsquo;acte m\u00e9dical est ex\u00e9cut\u00e9 alors qu&rsquo;il n&rsquo;intervient aujourd&rsquo;hui -dans le cas d&rsquo;une s\u00e9dation terminale- qu&rsquo;au terme de plusieurs jours de souffrance abominables et inutiles, voire plusieurs semaines\u00a0\u00bb, expliquent les trois organisations.<\/p>\n<p>Dans un communiqu\u00e9 publi\u00e9 lundi, l&rsquo;Union des familles la\u00efques (Ufal) d\u00e9fend \u00e9galement ce texte, d\u00e9non\u00e7ant \u00ab\u00a0l&rsquo;opposition artificielle entre euthanasie et soins palliatifs, savamment entretenue par les opposants du droit de mourir dans la dignit\u00e9\u00a0\u00bb. C&rsquo;est un \u00ab\u00a0leurre qui ne trompe plus personne puisque tout le monde est d&rsquo;accord pour d\u00e9noncer le manque de moyens et de places dont disposent les services de soins palliatifs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>mh\/ab\/APM polsan<br \/>\nredaction@apmnews.com<\/p>\n<p>MHOAO002 25\/01\/2011 12:59 ACTU <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PARIS, 25 janvier 2011 (APM) &#8211; Plusieurs organisations du secteur de la sant\u00e9 ont fait&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[598],"tags":[],"class_list":["post-23824","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-textes-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23824","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=23824"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23824\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=23824"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=23824"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=23824"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}