{"id":24406,"date":"2012-06-29T11:27:00","date_gmt":"2012-06-29T09:27:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=24406"},"modified":"2012-06-29T11:27:00","modified_gmt":"2012-06-29T09:27:00","slug":"egalite-liberte-justice-la-loi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=24406","title":{"rendered":"Egalit\u00e9 ? Libert\u00e9 ? Justice ? La loi sant\u00e9 mentale du 5 juillet 2011 repr\u00e9sente une violation des Droits de l&rsquo;Homme"},"content":{"rendered":"<p>par Anne-Laure Donskoy, vendredi 29 juin 2012, 13:30 \u00b7<\/p>\n<p>Le texte qui suit a re\u00e7u le soutien de:<br \/>\n<strong>_ UNGF : L\u2019Union Nationale GEM-France (UNGF)<br \/>\n<br \/>REUSP-ENUSP : Le R\u00e9seau Europ\u00e9en des (ex-)Usagers et Survivants de la Psychiatrie (REUSP-ENUSP)<br \/>\n<br \/>WNUSP : Le R\u00e9seau Mondial des Usagers et Survivants de la Psychiatrie (WNUSP)<br \/>\n<br \/>CHRUSP : Le Centre des droits de l\u2019homme des usagers et survivants de la psychiatrie (CHRUSP)<\/strong><br \/>\n<br \/>Voir en fin de texte pour plus de d\u00e9tails sur ces organisations<\/p>\n<p>Le documentaire r\u00e9cent diffus\u00e9 sur la cha\u00eene du S\u00e9nat Soign\u00e9s d\u2019office[1] relate l\u2019exp\u00e9rience de personnes admises sous la contrainte dans des h\u00f4pitaux psychiatriques ou forc\u00e9es \u00e0 recevoir un traitement en ambulatoire. Chaque ann\u00e9e en France, plus de 75 000 personnes (les chiffres disponibles pour 2010 varient de 79 \u00e0 96 000) sont ainsi intern\u00e9es contre leur volont\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire plus que celles incarc\u00e9r\u00e9es en prison (70 000). Environ 80% le sont \u00e0 la demande d\u2019un tiers. Il faut rappeler que la psychiatrie est la seule discipline m\u00e9dicale qui permette l\u2019hospitalisation d\u2019une personne contre sa volont\u00e9. <\/p>\n<p>Le documentaire montre comment la nouvelle loi de sant\u00e9 mentale introduite en ao\u00fbt 2011, nie aux patients de la psychiatrie, qui sont couverts par la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicap\u00e9es, que la France a sign\u00e9e et ratifi\u00e9e en 2010, la pleine et \u00e9gale jouissance de tous les droits de l\u2019homme et de toutes les libert\u00e9s fondamentales, \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec les autres :<br \/>\n&#8211; Les patients psychiatriques fran\u00e7ais sont encore intern\u00e9s contre leur volont\u00e9 sur la base d\u2019un diagnostique psychiatrique, ce qui est contraire aux Articles 3, 4, 5, 12, 14, 15 , 17, 19 et 25 de la Convention;<br \/>\n&#8211; Les patients psychiatriques fran\u00e7ais sont encore intern\u00e9s contre leur volont\u00e9 sur la base d\u2019un diagnostique psychiatrique coupl\u00e9 de la notion de dangerosit\u00e9 pour autrui ou pour la personne elle-m\u00eame, ou de la notion de n\u00e9cessit\u00e9 de \u00ab traitement \u00bb, ce qui est contraire aux Articles 3, 4, 5, 12, 14, 15 , 17, 19 et 25 de la Convention.<\/p>\n<p>La France enfreint ses obligations envers les personnes handicap\u00e9es en vertu de la l\u00e9gislation internationale, laquelle est l\u00e9galement contraignante.  La Convention onusienne requiert des pays signataires de promulguer une l\u00e9gislation qui mette en place les droits qui ont \u00e9t\u00e9 reconnus, et d\u2019abroger les lois constitutives de discriminations envers les personnes handicap\u00e9es (dont les patients de la psychiatrie).<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 de la Convention onusienne a  clairement indiqu\u00e9 que toute privation de libert\u00e9 sur la base du handicap mental, intellectuel ou psychosocial est contraire aux Articles 14 et 17 en particulier, et que les dispositions l\u00e9gales autorisant l\u2019internement li\u00e9es \u00e0 un handicap apparent ou diagnostiqu\u00e9 doivent \u00eatre abrog\u00e9es.[2] Cela inclus toute disposition faisant la liaison entre un \u00ab diagnostique apparent ou existant de maladie mentale \u00bb, \u00e0 un crit\u00e8re de dangerosit\u00e9 pour soi ou un tiers, ou \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de soins et de traitements[3]. De fait, la Convention onusienne stipule clairement que la privation de libert\u00e9 dans les institutions psychiatriques\/h\u00f4pitaux ou en ambulatoire, pour quelque dur\u00e9e de temps que ce soit, ainsi que tout traitement psychiatrique sous la contrainte, sont ill\u00e9gaux.<\/p>\n<p>Le processus judiciaire introduit par la loi dite Loi du 5 juillet 2011, qui devait offrir une sauvegarde a de fait aggrav\u00e9 la situation des droits de l\u2019homme du patient psychiatrique en ne se conformant pas aux termes de la Convention onusienne. Un consensus g\u00e9n\u00e9ral  s\u2019accorde \u00e0 dire que son application s\u2019est m\u00eame accompagn\u00e9e d\u2019un accroissement tr\u00e8s important d\u2019internements sous la contrainte.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, en regard des obligations internationales des droits de l\u2019homme, le seul r\u00f4le du syst\u00e8me judiciaire devrait \u00eatre de garantir que nul ne soit priv\u00e9 ill\u00e9galement de sa libert\u00e9, et que nul ne re\u00e7oive des traitements psychiatriques en h\u00f4pital ou en ambulatoire contre sa volont\u00e9. Au lieu de quoi, en laissant le Juge des Libert\u00e9s  se reposer sur le jugement d\u2019experts psychiatriques plut\u00f4t que sur les termes de la Convention onusienne afin de d\u00e9cider de la l\u00e9galit\u00e9 de la privation de libert\u00e9 d\u2019un individu,  cette loi a donn\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 les moyens d\u2019incarc\u00e9rer des personnes fond\u00e9s sur des st\u00e9r\u00e9otypes psychiatriques, en se focalisant sur le comportement de la personne et la perception de dangerosit\u00e9 envers soi ou un tiers. Ceci enfreint totalement les fondements de la Convention qui requiert de mani\u00e8re absolue que des personnes ayant un diagnostique psychiatrique (le \u00ab handicap \u00bb) soient trait\u00e9es \u00e0 part enti\u00e8re comme des membres de la soci\u00e9t\u00e9 et donc \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec les autres, c\u2019est-\u00e0-dire que leur maladie ne serve pas de justification \u00e0 des traitements sur la base de leur handicap ou de leur diagnostique  (Articles 1,3, 5, 14  et 25, entres autres).<\/p>\n<p>La privation de libert\u00e9 fond\u00e9e sur l\u2019id\u00e9e qu\u2019une personne ne se rend pas compte de ce qui lui arrive n\u2019est pas admissible au regard de la Convention. L\u2019utilisation de l\u2019apparente incapacit\u00e9 d\u2019introspection d\u2019une personne servant de justification pour transf\u00e9rer le pouvoir de d\u00e9cision \u00e0 d\u2019autres, revient \u00e0 une privation de la capacit\u00e9 juridique de la personne et est contraire \u00e0 la reconnaissance de cette capacit\u00e9 juridique \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec les autres, tel que cela est stipul\u00e9 \u00e0 l\u2019Article 12. Cependant, comme le montrent le documentaire et le d\u00e9bat qui suit, l\u2019incapacit\u00e9 d\u2019introspection demeure la justification premi\u00e8re permettant l\u2019internement d\u2019office ou le traitement en ambulatoire sous la contrainte.<\/p>\n<p>L\u2019Article 12 de la Convention \u00e9nonce sans \u00e9quivoque que les personnes ont le droit de recevoir un soutien qui respecte l\u2019autonomie de la personne, sa volont\u00e9 et ses pr\u00e9f\u00e9rences. Il ne doit pas non plus \u00eatre mis en place une tutelle, comme le pr\u00e9voirait la loi ou la coutume. D\u2019autre part, une fois exprim\u00e9s, les choix et pr\u00e9f\u00e9rences de la personne doivent \u00eatre respect\u00e9s et appliqu\u00e9s. En France, les patients mis en pr\u00e9sence du Juge des Libert\u00e9s (qui garde sa robe en toutes circonstances, m\u00eame \u00e0 l\u2019h\u00f4pital), sont \u00ab pr\u00e9par\u00e9s \u00bb \u00e0 l\u2019audition par le psychiatre ou un infirmier psychiatrique. Cela n\u2019a rien \u00e0 voir avec le soutien appropri\u00e9 pr\u00e9vu par la Convention. Comme le dit Peter Campbell, survivant du mouvement des usagers, la psychiatrie est \u00ab ce syst\u00e8me  pr\u00e9tendument l\u00e0 pour nous aider mais qui ne fait que placer des obstacles majeurs dans notre chemin vers l\u2019autod\u00e9termination \u00bb.<\/p>\n<p>En France on assiste \u00e0 une dis-proportion d\u2019internements sous la contrainte \u00e0 la demande d\u2019un tiers, en g\u00e9n\u00e9ral les familles, qui se sentent coinc\u00e9es dans des conditions intol\u00e9rables d\u2019impuissance dues \u00e0 un manque de soutien, d\u2019abord envers le patient, souvent en crise ou pr\u00e9-crise, puis \u00e0 elles-m\u00eames. Dans le film, une jeune femme qui vit sous ce r\u00e9gime juridique depuis des ann\u00e9es, d\u00e9crit clairement la nature abusive de ces internements \u00e0 la demande d\u2019une famille. Sa vie est suspendue \u00e0 la volont\u00e9 ou, comme elle le dit, \u00ab \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s \u00bb, du psychiatre si elle ne se comporte pas ou ne suit pas \u00e0 la lettre les termes du contrat qu\u2019elle est forc\u00e9e de signer en \u00e9change de sorties d\u2019essai. En cas de d\u00e9faillance, elle sait que la police, imm\u00e9diatement suivie des services psychiatriques, d\u00e9barqueront et la ram\u00e8neront \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, la \u00ab case d\u00e9part \u2026 avec ce statut de HDT qui vous suit\u2026 vous savez que vous n\u2019\u00eates pas vraiment libre en fait \u00bb. Elle souligne aussi le fait qu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 l\u2019h\u00f4pital la personne n\u2019a aucun recours puisque \u00ab tout de suite c\u2019est la camisole chimique directe\u00bb qui emp\u00eache m\u00eame physiquement de parler  pendant deux jours; ensuite vous pouvez parler, \u00ab une fois que vous \u00eates bien drogu\u00e9 \u00bb. Il n\u2019y a personne pour repr\u00e9senter les droits de ces personnes pendant ces premi\u00e8res heures cruciales de l\u2019internement. Le patient doit attendre 15 jours avant que le syst\u00e8me judiciaire se mette en marche. Le r\u00f4le des familles dans le placement d\u2019office est un outil honteux utilis\u00e9 par la psychiatrie qui illustre bien son impotence \u00e0 offrir un r\u00e9el soutien aux personnes en d\u00e9tresse. Beaucoup de familles sont soit manipul\u00e9es par la psychiatrie ou sont complices. On devrait leur offrir et leur apporter le soutien dont elles ont besoin et elles devraient \u00eatre totalement soustraites de tout processus l\u00e9gal, dont la l\u00e9gitimit\u00e9 ne saurait de toute fa\u00e7on \u00eatre retenue puisqu\u2019il n\u2019est pas conforme aux termes de la Convention onusienne.<br \/>\n<br \/>Un autre aspect montre combien la \u00ab Loi du 5 juillet \u00bb se pr\u00eate aussi \u00e0 un usage abusif dans la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral comme le montre l\u2019exemple suivant r\u00e9cent. En mars 2012, un militant \u00e9cologiste manifestait par une action non-violente dans un village du Sud de la France[4] . \u00ab Elus, gendarmes et pompiers se rendent sur place et d\u00e9cident, bien que l\u2019action se d\u00e9roule dans le calme, de l\u2019hospitalisation d\u2019office de la personne par arr\u00eat\u00e9 municipal \u00bb. Les raisons invoqu\u00e9es ? \u00ab L\u2019action troublait l\u2019ordre public et le militant pr\u00e9sentait un danger pour lui-m\u00eame \u00bb. Ce sont l\u00e0 les types d\u2019excuses grossi\u00e8res qui passent pour des raisons psychiatriques valides et l\u00e9gales d\u2019enfermement contre la volont\u00e9 des individus aujourd\u2019hui en France. De fait cela pourrait arriver \u00e0 n\u2019importe qui ne respectant pas des codes de comportement accept\u00e9s et acceptables.<\/p>\n<p>Les violations des droits de l\u2019homme en psychiatrie sont bien ant\u00e9rieures \u00e0 la Loi du 5 juillet mais aucun des collectifs de professionnels (et leurs syndicats etc.) qui se sont mis en avant pour combattre cette loi,  et qui se r\u00e9clament d\u2019une psychiatrie humaniste et non liberticide,  ne se sont vraiment exprim\u00e9s contre ces violations de mani\u00e8re publique. Depuis le d\u00e9but de leur campagne, ils ont aussi et de fa\u00e7on constante ignor\u00e9 (ni\u00e9) le r\u00f4le que la Convention onusienne pourrait jouer dans l\u2019abrogation de la Loi du 5 juillet. La raison en est que ces voix qui s\u2019expriment avec force et qui sont si bien organis\u00e9es, sont celles d\u2019une psychiatrie qui consid\u00e8re la nouvelle loi d\u2019abord et avant tout comme une attaque contre l\u2019\u00e9thique de la profession (psychiatres), puis la cr\u00e9ation de ce nouveau cadre l\u00e9gislatif suppl\u00e9mentaire comme une intrusion dans ses  affaires. De fait, le monde de la psychiatrie n\u2019aimerait rien de moins que les patients consentent tout simplement et se plient  sans broncher au jugement m\u00e9dical des psychiatres, quoiqu\u2019ils d\u00e9cident, \u00ab pour le bien de la personne\u00bb. <\/p>\n<p>Le Gouvernement Fran\u00e7ais et le corps de la psychiatrie fran\u00e7aise ont une attitude cavali\u00e8re en regard des droits de l\u2019homme des personnes souffrant de d\u00e9tresse mentale ; ils continuent d\u2019autoriser voire m\u00eame d\u2019encourager quotidiennement la privation ill\u00e9gale de libert\u00e9, ainsi que des traitements d\u00e9gradants et inhumains. Le Rapporteur des Nations Unies sur la Torture a clairement dit que cela revient \u00e0 une forme de torture[5].<\/p>\n<p>Pour toutes ces raisons, et puisque le nouveau Pr\u00e9sident a promis le soir des \u00e9lections qu\u2019 \u00ab Aucun enfant de la R\u00e9publique ne serait exclus ou discrimin\u00e9 \u00bb et qu\u2019il souhaitait \u00eatre jug\u00e9 sur la justice (et l\u2019\u00e9galit\u00e9) :<\/p>\n<p>&#8211; Nous exigeons du Gouvernement Fran\u00e7ais un changement radical de ses syst\u00e8mes l\u00e9gaux et de sant\u00e9 mentale qui devront se conformer \u00e0 ses obligations internationales concernant les droits de l\u2019homme :<br \/>\nLa Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicap\u00e9es ne semble pas avoir jou\u00e9 un r\u00f4le quelconque r\u00f4le dans l\u2019\u00e9laboration ou le d\u00e9veloppement de la l\u00e9gislation commun\u00e9ment appel\u00e9e \u00ab Loi du 5 juillet 2011 sur la sant\u00e9 mentale \u00bb, contrairement \u00e0 ce qui est requis par la Convention. Nous plaidons afin que le Gouvernement Fran\u00e7ais s\u2019engage \u00e0 abroger cette loi et \u00e0 adopter si n\u00e9cessaire une loi qui lui permette de s\u2019acquitter de ses obligations sous les termes de la Convention onusienne. Cette loi devra donc incorporer l\u2019abolition de tous traitements sous la contrainte et s\u2019assurer que les services de sant\u00e9 mentale soient fond\u00e9s sur une \u00e9thique du consentement libre et \u00e9clair\u00e9 de la personne concern\u00e9e, ainsi que le Gouvernement Fran\u00e7ais s\u2019y est engag\u00e9 en ratifiant le Convention en 2010.<br \/>\nEn pr\u00e9servant l\u2019\u00e9tat de droit, c\u2019est-\u00e0-dire en respectant les termes de la Convention onusienne et les autres trait\u00e9s des droits de l\u2019homme, lesquels sont l\u00e9galement contraignants, la France d\u00e9montrera qu\u2019elle peut respecter les valeurs auxquelles elle a souscrites officiellement.<br \/>\n&#8211; Nous condamnons vivement l\u2019attitude des media fran\u00e7ais qui ne font jamais l\u2019effort de faire part des approches alternatives \u00e0 la d\u00e9tresse psychologique humaine, alors que beaucoup ont fait leurs preuves, se focalisant uniquement sur le mod\u00e8le m\u00e9dical ;<br \/>\n&#8211; Nous condamnons vivement l\u2019attitude de la recherche fran\u00e7aise et du domaine universitaire de ne pas non plus valoriser ces alternatives, se rendant ainsi complice du status quo.<\/p>\n<p><strong>Ce qui se passe n\u2019est malheureusement pas sp\u00e9cifique \u00e0 la France. Cela se passe dans bien d\u2019autres pays, \u00e0 quelques variantes pr\u00e8s. Le fait est qu\u2019il n\u2019existe pas de l\u00e9gislation sur la sant\u00e9 mentale qui soit juste. Il est clair qu\u2019une loi qui permet l\u2019internement sous la contrainte et les traitements sous la contrainte en psychiatrie ne peut respecter les termes de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicap\u00e9es ni \u00e0 ceux de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d\u00e9gradants.<\/strong> <\/p>\n<hr \/>\n<p>UNGF : L\u2019Union Nationale GEM-France (UNGF) est une f\u00e9d\u00e9ration nationale ind\u00e9pendante de Groupes d\u2019Entraide Mutuelle (GEM) dont l\u2019objectif est la promotion des principes du r\u00e9tablissement et de l\u2019auto-d\u00e9termination au travers d\u2019activit\u00e9s et de soutien pour et par des usagers et des survivants de la psychiatrie.  www.ungf.net<\/p>\n<p>REUSP-ENUSP : Le R\u00e9seau Europ\u00e9en des (ex-)Usagers et Survivants de la Psychiatrie (REUSP-ENUSP) est la seule organisation ind\u00e9pendante et repr\u00e9sentante de la base des usagers et survivants au niveau europ\u00e9en et ce dans 39 pays. Depuis sa cr\u00e9ation en 1991, REUSP-ENUSP se bat pour les droits de l\u2019homme et la dignit\u00e9 des usagers de la psychiatrie et l\u2019abolition de toutes les lois et pratiques discriminatoires. REUSP-ENUSP est membre consultatif de la Commission Europ\u00e9enne, de L\u2019Agence Fondamentale des Droits de l\u2019Homme et de l\u2019Organisation Mondiale pour la Sant\u00e9-(Europe). Au travers du R\u00e9seau Mondial des Usagers et Survivants de la Psychiatrie (WNUSP), ses membres ont activement particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration et la n\u00e9gociation de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicap\u00e9es.  www.enusp.org<\/p>\n<p>WNUSP : Le R\u00e9seau Mondial des Usagers et Survivants de la Psychiatrie (WNUSP) est une organisation d\u00e9mocratique d\u2019usagers et de survivants de la psychiatrie qui repr\u00e9sente des groupes constitutifs au niveau mondial. Dans ses Statuts, les \u00ab usagers et survivants de la psychiatrie \u00bb sont auto-d\u00e9finis comme des personnes qui ont connu la folie et\/ou des probl\u00e8mes de sant\u00e9 mentale, or qui ont utilis\u00e9 ou surv\u00e9cu aux services de sant\u00e9 mentale. L\u2019aventure de WNUSP a d\u00e9but\u00e9 en 1991. Elle est devenue une organisation \u00e0 part enti\u00e8re avec une structure mondiale lors de l\u2019adoption de ses Statuts en 2001.  Actuellement WNUSP a des membres dans plus de 50 pays, couvrant toutes les r\u00e9gions du globe.  WNUSP a aussi un Statut Consultatif Sp\u00e9cial pr\u00e8s du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC). www.wnusp.net<\/p>\n<p>CHRUSP : Le Centre des droits de l\u2019homme des usagers et survivants de la psychiatrie (CHRUSP) bas\u00e9 \u00e0 New-York offre une direction strat\u00e9gique dans le cadre de l\u2019advocacy, de l\u2019application et du suivi  des droits de l\u2019homme  concernant les personnes qui connaissent la folie (\u00ab madness \u00bb), les probl\u00e8mes ou la souffrance dus \u00e0 la maladie mentale. En particulier CHRUSP soutient ardemment le concept de la pleine capacit\u00e9 juridique et travaille pour la fin de l\u2019administration forc\u00e9e de psychotropes, et des th\u00e9rapies par les \u00e9lectrochocs et de l\u2019incarc\u00e9ration psychiatrique sous la contrainte. CHRUSP travaille aussi pour un soutien qui respecte l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de l\u2019individu et du consentement \u00e9clair\u00e9. www.chrusp.org.<\/p>\n<p>Mental Health Europe &#8211; Sant\u00e9 Mentale Europe est une organisation non gouvernementale europ\u00e9enne qui travaille \u00e0 la promotion de la sant\u00e9 mentale positive, \u00e0 la pr\u00e9vention des troubles mentaux, \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration des soins, \u00e0 la d\u00e9fense de l&rsquo;inclusion sociale et \u00e0 la protection des droits fondamentaux des (ex)usagers des services de sant\u00e9 mentale, de leurs familles et de leurs soignants. <\/p>\n<p>[1] 31\/03\/12: http:\/\/www.publicsenat.fr\/vod\/documentaire\/soignes-d-office\/72281<\/p>\n<p>[2] Observations de conclusion dans le rapport sur l\u2019Espagne, CRPD\/C\/ESP\/CO\/1, paragraphe 36; Observations de conclusion dans le rapport sur la Tunisie, CRPD\/C\/TUN\/CO\/1, paragraphes 28-29.<\/p>\n<p>[3] \u00c9tude th\u00e9matique visant \u00e0 faire mieux conna\u00eetre et comprendre la Convention relative aux droits des personnes handicap\u00e9es \u00e9tablie par le Haut-Commissariat, A\/HRC\/10\/48 paragraphes 48-49<\/p>\n<p>[4] http:\/\/www.ldh-france.org\/region\/languedoc-roussillon\/2012\/03\/29\/hospitalisation-sous-contrainte-dun-militant-non-violent\/<\/p>\n<p>[5]A \/63\/175  and  A\/HR\/13\/39\/Add.1, paragraphe 202, Norv\u00e8ge<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Anne-Laure Donskoy, vendredi 29 juin 2012, 13:30 \u00b7 Le texte qui suit a re\u00e7u&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[600],"tags":[],"class_list":["post-24406","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-contraintes-et-liberte"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24406","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=24406"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24406\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=24406"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=24406"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=24406"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}