{"id":25322,"date":"2016-03-31T10:33:49","date_gmt":"2016-03-31T08:33:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=25322"},"modified":"2021-06-01T21:58:26","modified_gmt":"2021-06-01T19:58:26","slug":"l-austerite-nuit-gravement-a-la","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=25322","title":{"rendered":"L&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 nuit gravement \u00e0 la sant\u00e9 &#8211; Intervention de Philippe Gasser au dispensaire d&rsquo;Halandri, 19 mars 2016"},"content":{"rendered":"<strong>Ou comment les processus des politiques n\u00e9o lib\u00e9rales sont universels, et produisent les m\u00eames effets sur la sant\u00e9 publique dans tous les pays.<\/strong>\n(Intervention au dispensaire d\u2019Halandri, 19 mars 2016)\n \nPhilippe GASSER\nPsychiatre, Pr\u00e9sident de l\u2019Union Syndicale de la Psychiatrie\nMembre du Collectif France-Gr\u00e8ce-Sant\u00e9-Solidarit\u00e9\nN\u00eemes, France\n \nUne des premi\u00e8res mesure des gouvernements n\u00e9o lib\u00e9raux est de r\u00e9duire les d\u00e9penses publiques ; une des premi\u00e8res cons\u00e9quences est la r\u00e9duction \u2013 ou suppression \u2013 des allocations ch\u00f4mages, des cotisations sociales des entreprises (l\u00e0 o\u00f9 elles existent) au nom de la \u00ab comp\u00e9titivit\u00e9 \u00ab, des retraites et donc de pr\u00e9cariser la protection sociale pour ceux qui en b\u00e9n\u00e9ficient.\nEn mati\u00e8re de sant\u00e9, le choc de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 est brutal : d\u00e9remboursement des m\u00e9dicaments, des consultations m\u00e9dicales, majoration du \u00ab reste \u00e0 charge \u00bb (ce qui reste \u00e0 payer par le patient, qui n\u2019est pas pris en charge par la s\u00e9curit\u00e9 sociale) pour les hospitalisations et les soins m\u00e9dicaux.\nDes prestations para m\u00e9dicales (kin\u00e9, orthophonie) ne sont parfois plus du tout pris en charge, et certaines sp\u00e9cialit\u00e9s \u00ab couteuses \u00bb sont de plus en plus mal rembours\u00e9es (dentiste, ophtalmologie).\n \nLes structures de sant\u00e9 sont aussi directement impact\u00e9es par les politiques n\u00e9o lib\u00e9rales, car des h\u00f4pitaux ou maternit\u00e9s de proximit\u00e9 ferment aussi, pour cause de \u00ab non rentabilit\u00e9 \u00bb.\n \nLa sant\u00e9 des citoyens est ainsi directement impact\u00e9e , d\u2019une part du fait de la r\u00e9duction de prise en charge sur le plan financier, mais aussi, dans les zones rurales, par le manque de structures et d\u2019acteurs de soins, d\u00e9sormais concentr\u00e9s dans les zones urbaines, o\u00f9 les patients pr\u00e9caires n\u2019ont pas toujours la possibilit\u00e9 de se d\u00e9placer ; en France, on estime ainsi officiellement que 20 % de la population a d\u00fb renoncer au moins une fois \u00e0 des soins \u00ab non urgents \u00bb depuis 2010.\n \nLa psychiatrie et la sant\u00e9 mentale sont aussi durement touch\u00e9es par ces politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 : les pays qui, comme la France , fonctionnent sur le principe d\u2019une politique de sant\u00e9 mentale bas\u00e9e sur la notion de SECTEUR o\u00f9, pour une population donn\u00e9e correspondent des \u00e9quipements n\u00e9cessaires \u00e0 la prise en charge ambulatoire \u2013 centre m\u00e9dico-psychologiques , h\u00f4pitaux de jour \u2013 ou hospitali\u00e8re (\u00e0 temps plein) sur tout le territoire, voient leurs possibilit\u00e9 d\u2019intervention r\u00e9duites , \u00e0 cause de la fermeture de structures , \u00ab justifi\u00e9es \u00bb par les autorit\u00e9s par leur co\u00fbt de fonctionnement et par le manque de personnels .\n \nEn fait, les infirmier(e)s et soignants partant \u00e0 la retraite ne sont pas remplac\u00e9s, d\u2019autres sont regroup\u00e9s dans des centres hospitaliers en ville, et rien n\u2019est fait pour favoriser l\u2019implantation des m\u00e9decins et des psychiatres en zones rurales. Il s\u2019en suit ainsi des in\u00e9galit\u00e9s dans l\u2019acc\u00e8s aux soins et surtout aux soins psychiques sur le territoire et la cr\u00e9ation de d\u00e9serts m\u00e9dicaux.\nLa pr\u00e9carisation de la population qui souffre de troubles mentaux est aussi li\u00e9e \u00e0 un d\u00e9faut de soins et de prise en charge , tant sur le plan psychiatrique que sur le plan sociale : les politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 impactent aussi bien l\u2019acc\u00e8s aux soins que les d\u00e9terminants de sant\u00e9 et de sant\u00e9 mentale : faibles revenus, hauts loyers , augmentation du ch\u00f4mage, d\u00e9gradations des conditions de vie et de travail \u2013 pour ceux qui en ont \u2013, de l\u2019environnement et des relations sociales et familiales ,qui entrainent une majoration des troubles psychiques, dans le m\u00eame temps o\u00f9 diminuent les capacit\u00e9s de leurs prises en charge.\n \nDe fait, on retrouve un certain nombre de personne souffrant de troubles mentaux, et beaucoup de troubles psychotiques, dans la rue (\u00ab sdf \u00ab : sans domicile fixe), et plus en plus en prison, o\u00f9 ils ont pu \u00eatre incarc\u00e9r\u00e9s pour des d\u00e9lits mineurs (vols, drogues) et sont ainsi tr\u00e8s mal \u2013 ou pas \u2013 soign\u00e9s.\n \nSur le plan \u00e9conomique, et malgr\u00e9 l\u2019existence de la CMU (couverture maladie universelle), cr\u00e9e en 1999 et r\u00e9cemment remplac\u00e9e, en France, par la PUMA (protection universelle maladie), tous les soins ne sont pas pris en charge par l\u2019\u00e9tat \u00e0 100 %, m\u00eame pour les plus pauvres ; en effet, l\u2019OMC (Organisation mondiale du commerce) et son d\u00e9partement qui s\u2019occupe du commerce des service (AGCS = accord g\u00e9n\u00e9ral sur le commerce des services), cr\u00e9e en 1995 dans le but de favoriser la \u00ab libre concurrence \u00bb dans le domaine des services, y compris pour les services publics, dans tous les pays, a menac\u00e9 la France et a entam\u00e9 une proc\u00e9dure, dans sa \u00ab commission des conflits \u00bb, pour \u00ab concurrence d\u00e9loyale \u00bb et \u00ab entrave \u00e0 la libre concurrence \u00bb si le pays continuait \u00e0 \u00ab subventionner \u00bb l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la couverture maladie des patients, pr\u00e9textant que les assurances compl\u00e9mentaires (priv\u00e9es) devaient pouvoir avoir acc\u00e8s \u00e0 ce march\u00e9, et que les assurances, m\u00eame en mati\u00e8re de maladie, ne pouvaient \u00eatre le monopole de l\u2019Etat.\n \nDepuis, et selon les situations, l\u2019Etat fran\u00e7ais assure donc une majeure partie de cette CMU (70 \u00e0 90 % selon les cas), mais, pour respecter l\u2019AGCS (qui figure dans les directives europ\u00e9ennes), il a cr\u00e9\u00e9 un \u00ab fond d\u2019aide \u00e0 l\u2019assurance compl\u00e9mentaire \u00bb qui permet aux patients qui ne pourraient payer d\u2019acc\u00e9der \u00e0 une assurance compl\u00e9mentaire priv\u00e9e (ACS = aide \u00e0 la compl\u00e9mentaire sant\u00e9). \nL\u2019Etat et l\u2019assurance maladie publique sont donc r\u00e9duits \u00e0 financer ainsi les assurances priv\u00e9es \u2026 !\n \nLes cons\u00e9quences globales des politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 am\u00e8nent donc une attaque des services publics, o\u00f9 qu\u2019il soient et quels qu\u2019ils soient, qui se transforment en \u00ab d\u00e9l\u00e9gation \u00bb de service public au profit des structures priv\u00e9es, notamment dans les transports (bus) et dans le domaine de la sant\u00e9 : ici les charges les plus lourdes et les soins les plus couteux pour la collectivit\u00e9s restent \u00e0 charge du public, tandis que le priv\u00e9 s\u2019octroie les soins les plus lucratifs (courts s\u00e9jours, imagerie m\u00e9dicale, prise en charge des pathologies n\u00e9vrotiques plut\u00f4t que des psychoses lourdes etc.).\n \nCette politique impacte aussi les personnels, dont le nombre se r\u00e9duit pour effectuer une m\u00eame charge de travail, et dont le rythme de travail (sur la journ\u00e9e, sur la semaine) se voit modifi\u00e9 et amplifi\u00e9 de mani\u00e8re impos\u00e9e (recul sur la semaine des 35 heures, en France)\u2026 avec des temps de cong\u00e9s ou de r\u00e9cup\u00e9rations qui existent toujours. En th\u00e9orie, mais que les personnes n\u2019ont jamais le temps de prendre en raison de la r\u00e9duction des effectifs !\n \nNous assistons donc, dans tous les pays, \u00e0 un processus de MARCHANDISATION de la sant\u00e9, que ce syst\u00e8me sort du domaine des \u00ab biens communs \u00bb pour le faire rentrer dans celui des biens \u00ab marchands \u00bb, comme le veut l\u2019accord sur le \u00ab commerce des services (AGCS) de l\u2019OMC (organisation mondiale du commerce).\nAinsi des actionnaires et fond de pensions (nord-am\u00e9ricains notamment), investissent dans la sant\u00e9 (cliniques, laboratoires), dont ils esp\u00e8rent tirer un PROFIT, au m\u00e9pris de la sant\u00e9 publique et de la r\u00e9ponse aux besoins des populations\u2026 et si le profit n\u2019est pas suffisant, ils abandonnent l\u2019 \u00bbaffaire \u00bb pour aller investir ailleurs, laissant les structures de soins \u00e0 l\u2019abandon, sans moyens et en quasi faillite !!\nLes acteurs de sant\u00e9 sont aussi, de fait impliqu\u00e9s dans ce syst\u00e8me \u00ab productiviste \u00bb : les responsables de services m\u00e9dicaux, \u00e0 l\u2019h\u00f4pital public, re\u00e7oivent, en France, une formation de gestionnaire, pour leur apprendre \u00e0 \u00ab produire \u00bb du soin \u00ab rentable \u00bb (au d\u00e9pens d\u2019une formation de sant\u00e9 publique qui pourrait leur appendre \u00e0 \u00e9valuer les besoins des patients et \u00e0 y r\u00e9pondre efficacement).\n\nLes m\u00e9decins, comme les directeurs d\u2019h\u00f4pitaux sont \u00ab format\u00e9s \u00bb d\u00e8s leur formation initiale : en France, comme dans d\u2019autres pays, on a introduit la \u00ab prime \u00e0 la performance \u00bb (pour les m\u00e9decins de ville) qui ont de \u00ab bons \u00bb r\u00e9sultats avec leurs patients\u2026 l\u2019effet pervers est imm\u00e9diat et aboutit \u00e0 une SELECTION des patients \u00ab int\u00e9ressants \u00bb pour les m\u00e9decins : mieux vaut ne pas prendre en charge un insuffisant r\u00e9nal, ou une psychose lourde, dont la \u00ab gu\u00e9rison \u00bb demeure al\u00e9atoire, et peu lucrative pour le m\u00e9decin.\nLes chefs de services hospitaliers ont \u00e9galement le m\u00eame genre d\u2019\u00ab int\u00e9ressement \u00bb aux r\u00e9sultats, pour l\u2019attribution des budgets (bas\u00e9, par exemple sur la dur\u00e9e de s\u00e9jour : en psychiatrie elle est d\u2019environ 23 jours en moyenne \u00e0 l\u2019h\u00f4pital\u2026) : celui qui gardera plus longtemps ses patients mal stabilis\u00e9s sera \u00ab mal consid\u00e9r\u00e9 \u00bb par les instances dirigeantes et administratives de la sant\u00e9\u2026 r\u00e9sultats : de plus en plus de patients, en psychiatrie, voient leur dur\u00e9e d\u2019hospitalisation r\u00e9duite, alors qu\u2019ils auraient parfois besoin de plus long s\u00e9jours , et sortent de l\u2019h\u00f4pital incompl\u00e8tement stabilis\u00e9s\u2026 quitte \u00e0 retourner en hospitalisation quelques semaines apr\u00e8s (ph\u00e9nom\u00e8ne des \u00ab portes tournantes \u00bb bien connu aux Etats unis depuis des ann\u00e9es\u2026)\n \nEn France, les directeurs des h\u00f4pitaux publics, eux aussi, \u00ab b\u00e9n\u00e9ficient \u00bb d\u2019une \u00ab prime au rendement et \u00e0 la performance \u00bb (PRF), calcul\u00e9e selon des crit\u00e8res de rentabilit\u00e9 \u00e9conomiques et de r\u00e9duction des d\u00e9penses et des investissements, ce qui ne permet pas le d\u00e9veloppement, et encore moins la cr\u00e9ation de services de soins ou de post cure pourtant n\u00e9cessaires au traitement et aux suivis des patients.\n \nAu total, c\u2019est tout le syst\u00e8me de sant\u00e9, et les personnes qui devraient en b\u00e9n\u00e9ficier, qui souffre des politiques aust\u00e9ritaires n\u00e9o lib\u00e9rales, qui placent le \u00ab b\u00e9n\u00e9fice \u00bb ailleurs que dans l\u2019Humain !! \n \nDes solutions existent pourtant :\n \n&#8211; Tout d\u2019abord le d\u00e9veloppement des solidarit\u00e9s, dans la communaut\u00e9 afin de ne jamais laisser s\u2019isoler une personne en souffrance, m\u00eame si elle ne peut avoir directement acc\u00e8s aux soins.\n\n&#8211; D\u2019autre part un certain nombre de collectifs et d\u2019associations d\u2019\u00ab usagers de la sant\u00e9 \u00bb luttent pour obtenir une reconnaissance statutaire qui leur permettrait de si\u00e9ger aux conseils d\u2019administration des h\u00f4pitaux publics, afin de tenter d\u2019en infl\u00e9chir la politique en mati\u00e8re d\u2019acc\u00e8s aux soins. Il s\u2019agit aussi ici d\u2019obtenir la reconnaissance des pouvoirs publics afin d\u2019\u00eatre reconnus par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 comme interlocuteur, afin de tenter de se faire entendre pour les orientations de sant\u00e9 publique ou de sant\u00e9 mentale : en France, par exemple, c\u2019est le cas du collectif \u00ab Notre sant\u00e9 en Danger \u00bb, ou de la coordination de d\u00e9fense des h\u00f4pitaux et maternit\u00e9s de proximit\u00e9.\n \n&#8211; En sant\u00e9 mentale, un collectif regroupant professionnels de la sant\u00e9, syndicalistes, patients et familles ou proches de patients a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 depuis quelques ann\u00e9es pour agir vis-\u00e0-vis des pouvoirs publics (\u00ab les 39 \u00bb).\n \n&#8211; En psychiatrie toujours, il s\u2019agit de d\u00e9velopper les alternatives \u00e0 l\u2019hospitalisation \u00e0 temps plein : h\u00f4pitaux de jour, Centre m\u00e9dico-psychologiques pour enfants, adolescents et adultes, CATTP (centre d\u2019accueil \u00e0 temps partiel, o\u00f9 se pratiquent des activit\u00e9s de groupes a vis\u00e9e \u00ab int\u00e9gratives \u00bb pour des personnes d\u00e9sins\u00e9r\u00e9es socialement, GEM (Groupement d\u2019Entraide Mutuelle, structures dont la cr\u00e9ation peut \u00eatre favoris\u00e9e par des soignants, mais qui sont g\u00e9r\u00e9es par des patients et des associations ), etc. \nMalheureusement, le manque de personnels permet de moins en moins l\u2019\u00e9mergence de telles structures qui vont plut\u00f4t en diminuant et en r\u00e9gressant dans les modes d\u2019abord propos\u00e9s\u2026\n \n&#8211; Enfin, il faut restaurer, en France, le processus d\u00e9mocratique qui pr\u00e9sidait \u00e0 la cr\u00e9ation de la S\u00e9curit\u00e9 sociale en 1945, o\u00f9 le principe \u00e9tait que \u00ab chacun cotisait selon ses moyens et recevait selon ses besoins \u00bb\u2026 Les citoyens participaient alors aux \u00e9lections de leur repr\u00e9sentants (par le biais des syndicats) pour la gestion de la S\u00e9curit\u00e9 sociale\u2026 alors qu\u2019il n\u2019y a plus eu d\u2019\u00e9lections \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 sociale depuis pr\u00e8s de 30 ans, et que c\u2019est maintenant le gouvernement qui avec le patronat (MEDEF = organisation repr\u00e9sentante des patrons) ordonne arbitrairement les d\u00e9penses de l\u2019Assurance maladie chaque ann\u00e9e.\n \n<strong>En conclusion, et surtout dans le champ de la sant\u00e9 mentale, mais aussi dans tous les domaines concernant la sant\u00e9 publique, rappelons que la sant\u00e9 n\u2019est pas une affaire de \u00ab sp\u00e9cialistes \u00bb, mais int\u00e9resse tous les citoyens et doit fonctionner sur le mode d\u2019une d\u00e9mocratie sanitaire participative (c\u2019est-\u00e0-dire impliquer les citoyens \u00e0 chaque \u00e9tape de d\u00e9cisions des orientations des politiques de soins et de leur remboursement).<\/strong>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Documents joints<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/www.uspsy.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/pdf_l_austerite_nuit_gravement_a_la_sante.pdf\">L&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 nuit gravement \u00e0 la sant\u00e9.pdf<\/a><\/div>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ou comment les processus des politiques n\u00e9o lib\u00e9rales sont universels, et produisent les m\u00eames effets&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[599],"tags":[],"class_list":["post-25322","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-service-public"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/25322","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=25322"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/25322\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":25324,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/25322\/revisions\/25324"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=25322"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=25322"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=25322"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}