{"id":26288,"date":"2020-09-21T11:17:38","date_gmt":"2020-09-21T09:17:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=26288"},"modified":"2021-06-01T22:10:46","modified_gmt":"2021-06-01T20:10:46","slug":"stop-has","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uspsy.fr\/?p=26288","title":{"rendered":"STOP HAS !"},"content":{"rendered":"L&rsquo;USP ne doutait pas jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent de l&rsquo;id\u00e9ologie normative du soin que la Haute autorit\u00e9 de sant\u00e9 (HAS) souhaite imposer aux professionnels de la psychiatrie. Son dernier groupe de travail, qui consiste \u00e0 \u00e9mettre des \u00ab recommandations de bonne pratique \u00bb concernant \u00ab la prise en charge pharmacologique, en service de psychiatrie adulte, des moments critiques pouvant \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de violences \u00bb, pourrait \u00eatre risible s&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait extr\u00eamement grave.\n\nSi la HAS se questionne sur l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des patients psychiatriques et les traitements qui leur sont offerts, il convient de dire que le patient souffrant de troubles psychiatriques est un patient en danger.\n\nEn danger du fait de son esp\u00e9rance de vie r\u00e9duite, compar\u00e9e \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale, largement aussi imputable \u00e0 la d\u00e9faillance du syst\u00e8me de sant\u00e9 qu\u2019\u00e0 la maladie elle-m\u00eame.\n\nEn danger de par la vuln\u00e9rabilit\u00e9 associ\u00e9e aux troubles psychiques.\nEn danger car davantage victime de voies de faits, y compris graves.\nEn danger car victime de la stigmatisation que lui r\u00e9serve la soci\u00e9t\u00e9.\nEn danger de par les restrictions de libert\u00e9s abusives auxquelles il est soumis, bien relev\u00e9es dans le dernier rapport d\u2019Adeline Hazan, contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des lieux de privation de libert\u00e9.\n\nLa question que pose la HAS est une violence en soi, tant aux patients qu\u2019aux professionnels. Elle r\u00e9duit les psychiatres \u00e0 un r\u00f4le de prescripteur, ignorants de la dimension psychopathologique des troubles psychiques.\n\nSaisir la question de la violence des patients psychiatriques sous cet angle-l\u00e0 est une injonction politique d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 s\u00e9curitaire, dans la droite ligne du discours du pr\u00e9sident Sarkozy en 2008.\n\nLa violence de certains patients se d\u00e9chaine quand leur agressivit\u00e9, inh\u00e9rente \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie psychique, n&rsquo;est pas entendue comme telle, n&rsquo;est pas accueillie, et donne lieu \u00e0 une r\u00e9ponse violente du syst\u00e8me.\n\nIl convient de s\u2019interroger sur la violence des patients en crise non comme le r\u00e9sultat unique de leurs troubles, mais aussi comme le r\u00e9sultat d\u2019une somme d\u2019\u00e9l\u00e9ments sociaux, du syst\u00e8me de sant\u00e9 lui-m\u00eame, de la d\u00e9saffection de la psychiatrie, du manque de moyens, notamment humains, conduisant \u00e0 traiter les crises aigu\u00ebs par des moyens quasi-inhumains. Le r\u00e9ductionnisme \u00e9conomique qui pr\u00e9vaut depuis des dizaines d\u2019ann\u00e9es est un mauvais calcul, y compris \u00e9conomique.\n\nL\u2019USP demande au minist\u00e8re de la Sant\u00e9 d\u2019organiser des groupes de travail int\u00e9grant les alternatives aux prises en charges pharmacologiques des moments critiques pouvant \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de violences, notamment la prise en compte des savoir-faire des professionnels et des savoirs exp\u00e9rientiels des patients.\n\nL\u2019USP demande au minist\u00e8re de la Sant\u00e9 d\u2019abonder en moyens financiers la recherche clinique en psychiatrie dans toutes ses dimensions et non exclusivement la recherche neuroscientiste tel qu\u2019il le fait dans les centres experts de FondaMental.\n\nDelphine Glachant, pr\u00e9sidente\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Documents joints<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/www.uspsy.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/pdf_communique_de_l_usp_stop_has.pdf\">Communiqu\u00e9 de l&rsquo;USP_STOP HAS.pdf<\/a><\/div>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;USP ne doutait pas jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent de l&rsquo;id\u00e9ologie normative du soin que la Haute autorit\u00e9&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[591],"tags":[],"class_list":["post-26288","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-communiques-de-presse"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/26288","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=26288"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/26288\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":26290,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/26288\/revisions\/26290"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=26288"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=26288"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.uspsy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=26288"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}